Histoire

2011 : Les vingt printemps d’Alternative libertaire




Alternative libertaire a 20 ans ! Mais comment, sur deux pages et demi, entrer dans le détail de deux décennies de luttes, d’interventions, de débats, d’espoirs et de déceptions ? Impossible. Les militantes et les militants, riches de leur vécu, déploreront sans doute certaines évocations trop rapides, voire certaines omissions. Mais il faudrait un livre entier pour se pencher sur chaque épisode et chaque aspect, le décortiquer, le raconter et surtout en tirer les leçons. Avis aux amatrices et aux amateurs ! Dans le cadre de cette publication, nous avons préféré embrasser cette histoire de façon panoramique, pour en cerner les moments ascendants et de repli, les tournants et les culs-de-sac. Ce que nous en retiendrons c’est qu’au final, l’histoire d’AL n’est compréhensible qu’inscrite dans l’histoire plus large des gauches syndicales et du mouvement social de ce pays.

1er mai 2010 à Paris.
© Marie-Au P.

Dès 1988, l’Union des travailleurs communistes libertaires [1] songe à la nécessité, en France, d’une recomposition du mouvement communiste libertaire. L’URSS est en crise et le PS a renié ses idéaux, entraînant un formidable reflux des luttes sociales. La façon dont on porte désormais l’anticapitalisme est bouleversée et, dans ce contexte de bilan morose, les querelles doctrinales de l’extrême gauche des années 1970 semblent devoir être, sinon aplanies, du moins relativisées.

L’UTCL elle-même est confrontée à un paradoxe : alors que ses militantes et ses militants ont été moteurs dans les grandes luttes de l’époque – SNCF en 1986 [2], Éducation nationale en 1987, PTT en 1988 –, l’organisation elle-même ne progresse pas. Invisibilité politique et stagnation des effectifs allant de pair, elle risque de revenir au rang d’un simple groupe d’affinité doté d’une revue.

L’UTCL fait alors le pari qu’il est possible de s’autodépasser dans une structure plus large. Plusieurs autres structures locales ou nationales, elles-mêmes stagnantes, peuvent être séduites par un tel projet : le Collectif jeunes libertaires (CJL), en recherche de perspectives depuis son éclosion en 1986, l’Organisation communiste libertaire (OCL, avec laquelle un rapprochement a échoué deux ans auparavant), la Commission d’organisation des journées de réflexion anti-autoritaire (COJRA) avec Daniel Guerrier, la Gauche autogestionnaire (GA, une fraction sortie du PSU sur des bases anti-institutionnelles) avec Jean Fortchantre, le Collectif de lutte anticapitaliste de Thann-Mulhouse (CLATM) avec Alain Bihr, la revue Tribune anarchiste communiste (TAC) avec entre autres Paul Denais, Micheline Stern et Guy Bourgeois, la revue Noir et Rouge avec Michel Ravelli, mais aussi certains groupes communistes libertaires de la FA. Le brassage de ces différents acteurs peut créer une dynamique et un appel d’air en direction des libertaires inorganisé-e-s agissant dans les mouvements sociaux.

La démarche rencontre un écho favorable et, en mai 1989, est rendu public un « Appel pour une alternative libertaire », qui sera cosigné au final par plus de 150 personnes issues de différents horizons du mouvement [3]. Autour de ce texte se créent une quinzaine de « collectifs pour une alternative libertaire » (CAL). Un calendrier de rencontres et de débats est mis en place et la machine est lancée. Cependant, la dynamique n’est pas si forte qu’espérée. Au bout de vingt-quatre mois de débats, une majorité dans les CAL estime que le processus a « fait le plein » et qu’il est temps d’aboutir. Une minorité, avec Gérard Mélinand, Guerrier et Ravelli, estime au contraire qu’il est trop tôt pour clore le processus. Qui avait raison ? Le débat reste ouvert.

Toujours est-il que la majorité des CAL fonde un mensuel, Alternative libertaire, en mars 1991 [4] et décide de constituer une organisation éponyme lors d’une assemblée générale à Orléans, les 18, 19 et 20 mai. C’est certes une structure plus large que la simple addition de l’UTCL et du CJL qui voit le jour, mais on est loin de la large recomposition espérée.

Les structures qui n’ont pas voulu intégrer AL connaîtront des fortunes diverses – la TAC disparaît dès 1993, Noir et Rouge en 1995, la COJRA se met en sommeil, la GA et le collectif de Thann-Mulhouse s’associent pour publier dès 1990 le bulletin À Contre courant, qui jusqu’à nos jours a conservé des liens avec AL. L’OCL, elle, cesse peu à peu d’exister en tant qu’organisation et, dans les années 2000, se recentrera sur l’édition du périodique Courant alternatif.

Reste une nouvelle structure, Alternative libertaire, avec quelques ambitions, peu de moyens, mais des capacités militantes renouvelées. L’UTCL lui a apporté une assez bonne implantation syndicale, notamment dans la gauche CFDT et à la CGT, mais aussi dans un tout jeune syndicat, SUD-PTT [5]. Quant au CJL, il a amené une nouvelle génération sans doute moins « syndicaliste », mais prête à jeter ses forces dans les combats des années 1990.

Tout pour les luttes (1992-1995)

L’AL prend son départ dans une période marquée par un véritable renouveau des luttes sociales, qui va déterminer sa stratégie révolutionnaire. Dans les années 1970, l’UTCL avait forgé le concept de « gauche ouvrière et syndicale » pour désigner le milieu dont elle était issue et voulait se nourrir. Cette « gauche ouvrière et syndicale » était celle du prolétariat organisé, pas nécessairement révolutionnaire ou libertaire, mais ayant une relation familière à l’action directe, à la contestation de l’autorité, qu’elle soit patronale ou venant des bureaucraties syndicales. Le concept évolue avec la désindustrialisation, mais aussi l’installation d’un chômage structurel, et AL utilisera assez vite une formule plus vaste : la « gauche de la rue », celle de l’action directe, par opposition à la gauche de gestion gouvernementale [6].

Dans la première moitié des années 1990, cette « gauche de la rue », non circonscrite aux lieux de travail, trouve justement à s’incarner dans ce que les médias appelleront, avec quelques années de retard, « les nouveaux mouvements sociaux ». Droit au logement (DAL) et Agir ensemble contre le chômage (AC !) voient le jour en 1990 et en 1993, et les militantes et les militants d’AL s’y investissent, ainsi que dans l’organisation de la première Marche contre le chômage de 1994. L’année 1993 voit aussi la naissance de la FSU, scission de gauche de la FEN et, pendant quelque temps, elle bénéficiera d’une image combative [7]. En 1995, Droits devant !! voit le jour durant la mémorable occupation de l’immeuble de la Cogedim, rue du Dragon. Après Décembre 95, les syndicats SUD se sont multipliés, et là encore, les militantes et les militants d’AL dans le rail, l’éducation et l’aérien y jouent un rôle non négligeable. La Confédération paysanne, elle aussi fondée en 1989 commence à donner de la voix. Enfin, l’occupation de l’église Saint-Bernard à l’été 1996 marque le retour sur la scène politique, après une longue éclipse, des sans-papiers.

Quoique très dynamique, cette galaxie militante ne se substitue certes pas aux gros bataillons de la CGT et de la CFDT, mais elle peut constituer un pôle de référence pour des secteurs contestataires au sein des centrales traditionnelles.

Les premières années d’AL sont marquées par cette frénésie d’éclosion de nouvelles forces et de luttes sociales, qui structure littéralement l’activité de l’organisation. Le IIIe congrès d’AL, en mai 1995, réfléchit à fédérer cette « gauche de la rue » dans un « front social de l’égalité et de la solidarité » qui serait tout à la fois une fédération du prolétariat organisé (le terme de « fédération » supposant pluralisme et diversité) ; un acteur politique déconnecté des institutions républicaines, donc tourné vers l’action directe des opprimé-e-s ; une force dotée d’un projet de société qui lui soit propre, donc opposable aux projets institutionnels des partis de gauche [8].

Qu’il est dur de tout faire (1996-1999)

Entre 1996 et 1999, fédérer la « gauche de la rue » est l’objectif politique central d’AL, et l’organisation y engage plus que jamais ses forces – au détriment le plus souvent de sa propre construction – sans parvenir à toucher au but. Dans cette stratégie, AL n’a en effet guère de partenaire (la CNT par exemple, se découvrant une vitalité nouvelle, privilégie un développement autocentré) et foison d’adversaires : le PCF, les Verts ou la LCR n’ont aucun intérêt à voir le mouvement social s’autonomiser et se doter de son propre projet de société, alors que ces organisations militent pour un gouvernement de gauche « qui rendra l’espoir aux travailleurs ».

Pour contrer les sirènes politiciennes, le IVe congrès d’AL, en 1997, évoque le lancement de forums et d’Assises pour l’autogestion… qui resteront lettre morte. Le talon d’Achille de la stratégie de « front social » d’AL est la faiblesse même d’AL, qui parvient pas à dissiper les illusions gouvernementales persistantes au sein des mouvements sociaux, malgré la déculottée de 1981.

Arrivée au pouvoir en mai 1997, la « gauche plurielle » (PS, PCF, Verts, radicaux de gauche et chevènementistes) soutenue pendant quelques mois par la LCR, ne tarde pas à trahir toutes ses promesses et à envoyer les CRS régler leur compte aux sans-papiers et aux chômeurs qui occupent les Assedic durant l’hiver 1997-1998.

Dans cette nouvelle configuration, il s’agit pour AL d’éviter que les désillusions se transforment en résignation. En 1998 puis en 1999, un certain nombre de militantes et de militants du mouvement social publient un premier puis un second « Appel pour l’autonomie du mouvement social » qui affirment la primauté des luttes dans la transformation de la société et revendiquent la déconnexion d’avec les enjeux politiciens. Ces deux appels subissent un tir de barrage de la part de LO [9] et de la LCR [10]. Mais ce sursaut ne peut masquer le reflux réel des luttes et l’étiolement progressif de la « gauche de la rue » sur laquelle AL fondait sa stratégie.

Ce cul-de-sac est difficile à vivre pour AL d’autant qu’elle a totalement lié son destin aux flux et reflux du mouvement social. Reproduisant l’erreur de l’UTCL avant elle, donnant tout « aux luttes » de façon désintéressée, AL n’a pas suffisamment su apparaître, faire valoir sa différence et se construire. L’immersion totale dans les mouvements sociaux est alors de plus en plus vécue par les militantes et les militants comme une « dilution ». À quoi sert une organisation communiste libertaire si elle garde perpétuellement son drapeau rouge et noir dans la poche ?

Le tournant vers la visibilité (2000-2003)

L’année 2000 voit AL se reprendre en main. Le Ve congrès, à Paris en juin 2000, décide un « tournant vers la visibilité » : plus d’apparition en manifestation ; création des Amis d’AL ; lancement d’un véritable site web ; passage du mensuel Alternative libertaire en kiosque (avril 2001) ; organisation d’une fête annuelle (la première, le 1er mai 2001, attire plus de 1000 personnes à Paris) ; organisation d’un forum de débats, les Ateliers de l’utopie (novembre 2001) ; tenue de Rencontres d’été au Roucous (août 2003) ; ouverture de locaux publics (septembre 2003).

Cette profusion d’initiatives redonne le moral aux militantes et aux militants. Au bout de quelques mois, on constate un regain d’adhésions et de nouveaux CAL se créent.

Par ailleurs, la bataille de Seattle, en décembre 1999, a ouvert le cycle « altermondialiste », et c’est indéniablement un facteur stimulant [11]. AL est partie prenante de presque tous les « contre-sommets » de cette période : de Prague en juin 2000 à Évian en juin 2003, en passant par Nice en décembre 2000, Gênes en juillet 2001 et Bruxelles en décembre 2001. AL réfléchit à ce que la subversion portée par ce mouvement altermondialiste, quelque peu « hors sol », ait une répercussion concrète dans les lieux de travail, mais cela reste difficile.

Le cycle altermondialiste atteint son apogée, en France, avec le contre-sommet d’Évian, en juin 2003, puis la tenue du Forum social européen de Saint-Denis, en novembre, deux moments-clefs qui auront vu le mouvement libertaire réussir, dans l’unité, de très fortes apparitions de plusieurs milliers de personnes.

Ça a été une période intense, riche d’expérimentation et de réflexion sur l’action directe de rue (et la fameuse « diversité des tactiques ») et de rencontres vivantes avec les camarades d’autres pays. Elles ont débouché sur la création, en avril 2001, du réseau Solidarité internationale libertaire puis, après que celui-ci se soit mis en sommeil, sur la création, en mai 2005, de la plate-forme communiste libertaire internationale Anarkismo [12].

Toute cette période est celle d’une consolidation interne d’AL, qui se coordonne mieux et anticipe mieux les événements, comme les grèves pour la défense des retraites du printemps 2003. Beaucoup mieux qu’en 1995, AL réussit alors à « marcher sur ses deux jambes » en conciliant l’action au cœur des luttes et l’expression publique la plus large [13].

Un an auparavant, elle n’avait en revanche pas anticipé le « choc » du 21 avril 2002, avec la présence du FN au 2e tour de la présidentielle. Comme tant d’autres, après des débats internes rugueux, AL s’en était tirée en en appelant au renouveau des luttes sociales pour faire reculer l’extrême droite et en relativisant la question du bulletin de vote (avec le mot d’ordre « Pas une voix ouvrière pour le milliardaire Le Pen »).

Une nouvelle jeunesse (2004-2006)

Après une année 2004 relativement blanche, les années 2005 et 2006 voient la jeunesse se placer au centre du jeu politique, d’abord avec le mouvement lycéen puis avec le mouvement anti-CPE [14]. La branche jeunesse d’AL va jouer un rôle notable dans les deux cas, un de ses militants a été parmi les créateurs du Comité d’action lycéen de Paris dès février 2005. L’année suivante, les jeunes de l’AL sont encore aux premières loges dans plusieurs villes (Rennes, Orléans, Paris, Aix-en-Provence…), ce qui va d’ailleurs entraîner une vague de répression inédite, l’organisation se retrouvant avec 7 militants simultanément visés par des procédures judiciaires ! [15]

En 2005 encore, le mouvement populaire contre la Constitution européenne a vu AL mener, pour la première fois, une véritable campagne nationale. Le matériel de propagande – pour un « non » internationaliste et anticapitaliste, et surtout sans mythifier le résultat du référendum – a rencontré un tel succès que deux retirages successifs en imprimerie ont été nécessaires, les commandes arrivant de toute la France. AL ayant été la seule organisation libertaire à faire campagne, divers militants et groupes anarchistes se sont en effet, à cette occasion, emparés de son expression.

Cette période est également celle, pour AL, du retour de certains débats : le féminisme, mais aussi l’écologie, le racisme, les « luttes de libération nationale »… Non pas qu’AL ait été absente de ces terrains, mais plutôt que, renouvellement militant aidant, une « mise à jour » théorique se soit faite sentir. De nouvelles commissions de travail voient le jour, et marquent les débats des VIIe et VIIIe congrès.

À contre courant (2007-2010)

Avant même l’élection, la campagne présidentielle de 2007 est une défaite pour le mouvement syndical et social, qui ne cherche nullement à s’affirmer comme force autonome. Trop de défaites accumulées dans la rue ont redonné de l’importance au rôle des urnes. Et pourtant, les candidats Sarkozy et Royal ont un programme analogue. Les mouvements sociaux devraient avoir une expression forte sur le thème : « Quel que soit le résultat du scrutin, les travailleuses et les travailleurs auront à se battre pour défendre leurs intérêts. » Faute d’avoir tenu tenir ce discours clair, on a préparé le désarmement moral de la « gauche de la rue » pour l’après-scrutin. Si l’UMP l’emporte ce sera la démoralisation. Si le PS l’emporte, on se réjouira mollement d’avoir échappé au pire. Dans les deux cas, le mouvement social ne démarre pas le nouveau quinquennat du bon pied [16].

Vainqueur, Sarkozy se lance dans une série de violentes contre-réformes libérales, face auxquelles le mouvement social, KO debout, ne répond que de façon désordonnée, sans parvenir à rencontrer la situation qui permettra de frapper « tous ensemble ». Dans cette période de repli, AL cherche à allumer des contre-feux. Dès juin 2007, elle propose la création de « fronts anticapitalistes » pour opposer à chaque contre-réforme gouvernementale une réponse radicale, et comme première étape d’un « grand mouvement autogestionnaire dans lequel AL s’intègrerait sans disparaître ». Elle ne trouve cependant pas de partenaires pour ce projet, chaque composante de l’extrême gauche restant sur un projet autocentré.

Malgré l’échec de la défense des retraites en 2010, AL cherche toujours la mèche pour aller vers le grand clash politique et social qui redonnera l’avantage aux classes populaires. Ramer à contre-courant est la nécessité du moment. Des Antilles au monde arabe, on voit comme une étincelle est vite arrivée !

Guillaume Davranche (AL 93), avec Édith Soboul (SF d’AL)


QUELQUES JALONS

1989 : En mai, publication de l’« Appel pour une Alternative libertaire » dans Lutter !, périodique de l’UTCL.

1991 : Première guerre du Golfe et mouvement lycéen. En mars, premier numéro d’Alternative libertaire ; en mai, AG fondatrice d’AL ; en octobre, Ier congrès à Toulouse.

1992 : Première eurogrève des cheminots ; lutte contre le traité de Maastricht ; lutte des mal-logé-e-s du quai de la Gare à Paris et fondation du Droit au logement.

1993 : Création d’Agir contre le chômage ! (AC !) ; lutte contre le « Smic-Jeunes » ; en avril, IIe congrès d’AL à Montreuil.

1994 : Lutte contre la révision de la loi Falloux ; premières marches contre le chômage.

1995 : Occupation de la rue du Dragon ; IIIe congrès d’AL à Caen ; mouvement étudiant et manifestation féministe ; en décembre, grèves historiques.

1996 : Recomposition syndicale à gauche (émergence de SUD et de la CNT) ; durant l’été, occupation de Saint-Bernard : irruption de la lutte des sans-papiers.

1997 : Formation du gouvernement de gauche plurielle qui va mener pour l’essentiel une politique de droite ; IVe congrès d’AL à Besançon.

1998 : Hiver : mouvement des chômeuses-chômeurs et précaires ; premier Appel pour l’autonomie du mouvement social.

1999 : Marches européennes contre le chômage ; grand rassemblement sur le Larzac en soutien à la Confédération paysanne ; bataille de Seattle.

2000 : Le Ve congrès d’AL décide un « tournant vers la visibilité » ; début de la 2e Intifada ; contre-FMI à Prague ; contre-sommet européen à Nice.

2001 : AL se redynamise et mène plusieurs projets à bien ; Lu-Danone, Marks & Spencer, etc. : lutte contre les licenciements ; contre-G8 de Gênes ; 11 Septembre et guerre d’Afghanistan ; contre-sommet européen de Bruxelles.

2002 : « choc du 21 avril » ; contre-sommet européen de Séville ; VIe congrès d’AL à Orléans.

2003 : Grèves contre la réforme des retraites ; 2e guerre du Golfe ; contre-G8 d’Evian ; le Forum social libertaire de Saint-Ouen attitre 5.000 à 6.000 visiteuses et visiteurs.

2004 : Casse de l’assurance-chômage ; VIIe congrès d’AL à Angers.

2005 : Mouvement lycéen ; campagne contre la Constitution européenne ; révolte dans les banlieues.

2006 : Mouvement anti-Loi d’égalité des chances (CPE) ; VIIIe congrès d’AL.

2007 : Sarkozy au pouvoir ; nouvelle formule du mensuel Alternative libertaire.

2008 : Crise financière mondiale ; premières grèves de sans-papiers ; IXe congrès d’AL à Saint-Denis ; insurrection grecque.

2009 : Grève générale aux Antilles.

2010 : Mouvement contre la casse des retraites ; Xe congrès d’AL à Angers.


[3Lutter !, mai 1989.

[4Sur l’histoire du mensuel Alternative libertaire, lire Alternative libertaire n°200, de novembre 2010.

[6« Une "gauche de la rue" réelle, vivante, mais dispersée », congrès AL de 2004.

[7Elle montrera son vrai visage en 1996, en se rangeant du côté de l’État contre les « maîtres auxiliaires » en lutte pour leur titularisation.

[8« Une "gauche de la rue" réelle, vivante, mais dispersée », congrès AL de 2004.

[9« Apolitisme et mouvement social » dans Lutte de classe n°37 Septembre-Octobre 1998.

[10Tribune de Daniel Bensaïd et Philippe Corcuff dans Libération du 21 octobre 1998

[14Collectif, 2005-2006, La Jeunesse contre la précarité, éd. d’Alternative libertaire, 164 pages, 2007.

[16« Pouvoir populaire contre pouvoir d’État », congrès AL de 2008.

 
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