4e fête d’AL : Débat et concert réussis

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La fête d’Alternative libertaire se tenait cette année au Studio de l’Ermitage, petite salle accueillante du 20e arrondissement. Une fête placée cette année sous le signe de la lutte contre l’Europe du capital avec un débat : « Du rejet de la Constitution au renouveau des luttes ». Une bonne partie de l’intervention d’introduction a été retranscrite dans notre journal du mois de mai. Un camarade lycéen a également livré son témoignage et un début de bilan du mouvement lycéen. Les deux débats se sont menés de front. Nous avons pu partager nos analyses avec des camarades des JCR, de la CNT, mais aussi essentiellement avec des militants « non encartés » , Beaucoup d’interventions ont exprimé la satisfaction et la surprise de voir une organisation libertaire sortir des carcans doctrinaires et se prononcer pour le « Non » au referendum. A propos du mouvement lycéen, l’essentiel du débat a tourné autour de l’incapacité des syndicats de l’Éducation nationale à mobiliser, soit par manque de forces, soit par blocage de leur direction. Nous avons rappelé les nouvelles échéances concernant ce mouvement : les différents procès de militantes et de militants.

Riton la Manivelle a ensuite inauguré le concert avec son orgue de barbarie et ses chants révolutionnaires, rapidement repris en chœur par l’ensemble de la salle.

Les Petites Bourrettes ont poursuivi le concert en plaçant le volume un cran plus haut : guitares, « contrebassine », batterie, cuivre et surtout une vraie présence scénique qui a conquis le public. Fanch’ a commencé le concert seul avec sa guitare et des chansons « dégagées » et a été progressivement rejoint par des musiciens ... pour constituer au final un ensemble original donnant du relief aux textes et au chant captivant, dans la lignée de Brel.

En parallèle du concert se tenaient les traditionnelles buvette, sandwicherie et librairie. Cette dernière inaugurait les dernières parutions des Éditions d’AL : Autogestion, une idée toujours neuve, le numéro d’AL du mois de mai et le dernier Débattre sur la classe ouvrière.

Un bilan « globalement positif »

Certains fidèles de la fête ont été déçus de voir seulement 300 personnes remplir la salle. En effet, les années précédentes, à la Flèche d’Or, nous pouvions accueillir jusqu’à 1200 personnes dans la soirée. Cette salle ayant changé de programmation, nous avons dû en chercher une autre, ce qui n’est pas chose aisée sur Paris actuellement : beaucoup de salles refusent les concerts politiques ou appliquent des tarifs exorbitants. Le Studio de l’Ermitage était d’une taille à moitié satisfaisante, mais nous l’avons remplie. Ce n’était pas acquis d’avance, beaucoup de conditions objectives jouant contre nous : aucune affiche n’a tenu plus de 48 heures, la mobilisation du 1er mai a été très faible. La salle, victime de problèmes de voisinage, nous a imposé un changement de programmation. Nous avons relevé le défi et avons rompu (temporairement !) avec le rock and roll : pari réussi.

Malgré ces conditions, la fête a été un succès, autant du point de vue de l’ambiance que du point de vue financier. Nous tacherons néanmoins pour les années prochaines de revenir à un format plus ambitieux et plus représentatif des capacités de mobilisations d’AL. Nous remercions encore tous les participants de la Fête (groupes, public, techniciens... ) et nous vous donnons rendez-vous l’année prochaine !

Grégoire Mariman (AL Paris Sud)

 
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