A contre-courant : Pour qu’ils se taisent et laissent la place

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Chaque mois, le mensuel Alternative libertaire reproduit l’édito de la revue alsacienne À Contre Courant, qui de son côté reproduit l’édito d’AL. Pour contacter ces camarades : ACC, BP 2123, 68060 Mulhouse Cedex.


C’est à se taper la tête contre les murs. Les prescripteurs des saignées et purges qui nous sont administrées depuis des décennies, s’intronisent médecins attitrés du Royaume et s’autorisent à continuer de sévir, malgré l’échec cuisant de leurs thérapies. Ils prétendent même être capables de peaufiner leur savante pharmacopée.

Le comble est que presque aucun perroquet journalistique des médias dominants ne s’aventure à remettre ces Diafoirus de l’économie à leur place. Il serait pourtant si simple de citer un certain Nicolas S. qui défendait en 2007 le modèle bancaire anglo-saxon qui devait permettre à « tous » de devenir propriétaires en adossant les prêts contractés sur la valeur hypothécaire du bien, lequel ne pouvait que croître tant l’envolée des prix immobiliers semblait être un processus irréversible. Le candidat président stigmatisait alors les banquiers français, frileux et exigeants trop de garanties de la part de leurs emprunteurs. Bref, en 2007, plus « subprimes » que Sarko ... tu t’appelais Georges Bush.

Depuis ces temps lointains, l’amnésie médiatique a eu tout le loisir de faire son oeuvre. Le mari de la chanteuse a eu le temps de changer de costume. Il va nous tirer du guêpier dans lequel lui et tous ses prédécesseurs, maîtres à penser, amis économiques et politiques nous ont fourrés. Aujourd’hui on renfloue et on rase gratis les copains du sérail, mais on finit de tondre soigneusement et méthodiquement le peuple, bien au ras du cuir. Intérêts de classe obligent.

Nos dirigeants se sont montrés d’une incompétence crasse à analyser les signes annonciateurs du désastre actuel. Certes, il eût fallu qu’ils se livrent à une auto-critique, dont le moins que l’on puisse dire est que cela ne constitue pas un domaine d’excellence et de prédilection pour ces champions du « rien de ce que nous préconisons ne marche et surtout continuons ».

C’est la mise en oeuvre de « la politique » de ces élites « brillantes », cornaquées par la finance trans et multi-nationale qui est la cause de la crise majeure que nous vivons. Le peuple, pendant ces dernières décennies, endormi par la tisane idéologique frelatée des défenseurs du capitalisme indépassable a pensé bon de courber l’échine pour cette ligne droite qui nous a conduit droit dans le mur.

L’heure est sans doute proche pour les classes populaires de « descendre dans les plaines » et de démolir l’ensemble des remparts branlants de cette mythologie aliénante. Dans la perspective de l’avènement de ce projet, il devient évident qu’ « ils devront tous partir » et laisser la place nette.

« Ça va tarter ! ». Le temps est certainement venu pour nous de « solder les comptes » et d’enfin faire changer de camp, la crainte et l’anxiété.

 
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