Antilles : Après les grèves générales, le ressac

Version imprimable de cet article Version imprimable


Le 3 octobre, grève générale simultanée en Martinique et en Guadeloupe. Succès mitigé : mais comment remobiliser ?

Le K5F (Kolektif 5 févryé) a organisé un meeting à la maison des syndicats le 11 septembre où plusieurs orateurs du LKP ont pris la parole. Plusieurs revendications demeurent en effet insatisfaites malgré l’accord de fin de conflit signé en mars. Le patronat et l’État reprennent du poil de la bête et sont bien décidés à reprendre ce que nous avons arraché de haute lutte en février-mars 2009. À l’occasion de ce meeting a été conclue une concertation plus étroite Martinique-Guadeloupe-Guyane. Nous étions un millier.

Le 20 septembre nous avons reçu une délégation de l’USTKE de la Nouvelle-Calédonie. La volonté d’un combat internationaliste s’affirme. Avec le GRS et une nouvelle organisation en création, nous avons ainsi organisé le 10 octobre un rassemblement de soutien au peuple hondurien.

Le 26 septembre, un conférence traitant de la « grande révolte du Sud » de 1870, animée par l’historien Armand Nicolas et Gilbert Pago – présentant un nouvel ouvrage sur la question – a fait salle comble à la Maison des syndicats.

Le 3 octobre était organisée une journée d’action, un défilé, qui a réuni encore environ un millier de personnes. Pendant ce temps, 5 000 de nos camarades de la Guadeloupe défilaient à Pointe-À-Pitre et une grève générale était lancée.

Esbroufe étatique

Quelques jours après le gouvernement français a annoncé son intention d’organiser un référendum concernant le changement institutionnel en Martinique et en Guyane. Cette manœuvre suit l’organisation des états-généraux destinés à détourner l’attention de la question sociale vers la question institutionnelle. Les élus de Martinique et de Guyane se sont en effet précipités « à la soupe » et au débat sur les articles 73 et 74 qui indiffèrent le peuple. À Cayenne, ils se sont hâtés de former un « Rassemblement martiniquais » soumis au débat imposé par l’État colonialiste français. Celui-ci, sans même pouvoir compter sur l’appui des élus guadeloupéens sur ce point, a vite compris que sa tentative d’esbrouffe était totalement contre productive en ce qui concerne l’île « Papillon » mobilisée par le LKP. Le 21 octobre le LKP organise une nouvelle grève générale.

En marge des manifs, nous voudrions mettre sur pied un ciné-club pour organiser des projections-débat car beaucoup de films sont pratiquement interdits à la diffusion dans les Antilles. La première projection serait donc Land and Freedom de Ken Loach pour le 28 octobre.

Le petit livre d’Alternative Libertaire , Matinik Doubout, va sans doute être diffusé grace au K5F.

Nemo (AL Fort-de-France)

 
☰ Accès rapide
Retour en haut