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Appels des mouvements sociaux : S’organiser pour bousculer la campagne

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Syndicats, associations et collectifs se sont réunis pour lancer la campagne « Nos droits contre leurs privilèges ». Articulée autour de quatre axes, elle vise à ne pas céder le terrain aux politiciens pendant la période électorale et à faire entendre la voix des mouvement sociaux.

Trente-quatre. C’est le nombre d’organisations qui sont pour l’instant signataires de l’appel « Nos droits contre leurs privilèges »qui a été rendu public lundi 13 février. Ce chiffre aura sûrement évolué lorsque ce journal sera imprimé. Le slogan est plein d’actualité.

Parmi les structures participantes, des syndicats (Solidaires, Confédération paysanne, CNT-SO, FSU…), des associations (Attac, le DAL ou le MNCP), mais également des collectifs comme le collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri. Certaines de ces organisations se connaissent bien et travaillent ensemble depuis longtemps, d’autres non.

Ce qui les réunit ? « Plusieurs associations et syndicats se sont dit qu’on allait entrer dans une période de vents mauvais avec les présidentielles et les législatives qui arrivent. Et dans ces périodes-là on met les mouvements sociaux sous le tapis et on veut faire taire les luttes, les résistances et les alternatives », explique Annick Coupé (Attac) lors d’un meeting au Théâtre de la Belle-Étoile à Saint-Denis le 16 février. Ajoutez à cela la surenchère antisociale de certains programme et les propos racistes en pagaille : pas de doute, les mois de mars et avril promettent !


le dimanche 26 février, "l’appel" est lancé en pratique par une occupation pour reloger des gens et créer un "QG du mouvement social".


Guerre aux contre-vérités

Loin de se résigner, les organisations de la campagne « Nos droits contre leurs privilèges » ont bien l’intention de se faire entendre autour de quatre axes :

Elles souhaitent également mener un travail de « dépollution » de la campagne en faisant la guerre aux contre-vérités qui ne manqueront pas d’être assenées. Un candidat explique que le gouvernement a créé 80 000 postes en cinq ans ? Un autre explique que le RSA coûte trop cher ? Une mise au point pourra être effectuée dans la journée notamment grâce aux réseaux sociaux, que la campagne va également investir, XXIe siècle oblige.

Tout le monde a conscience que cette campagne ne saurait se cantonner à un appel national et une campagne sur le Web pour exister. L’enjeu est donc de décliner des collectifs dans les départements afin d’ancrer localement cette campagne et de pouvoir mener des actions concrètes.

Premier rendez-vous le 26 février à Paris avant un mois de mars riche en échéances de mobilisation (les 6, 7, 8 et 19 mars au moins) avant une grande manifestation le week-end du 1er avril. Les mouvements sociaux ont décidé de se faire entendre !

Romain (AL Paris-Sud)

 
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