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Après la libération de la parole toutes dans la rue pour que la peur change de camp

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Ces dernières semaines, une certaine libération de la parole a eu lieu sur les violences sexistes et sexuelles. Les réseaux sociaux ont permis à de nombreuses femmes de raconter les harcèlements et les agressions dont elles ont été les victimes. Une première étape nécessaire pour que la peur qui nous empêche de nous battre devienne la peur qui fera reculer nos agresseurs. A présent, c’est dans la rue que nous devons être présentes !

Des violences qui maintiennent l’exploitation

En 2014, en France, 134 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints. 223000 femmes âgées de 18 à 75 ans subissent chaque année des violences physiques et sexuelles de la part de leurs partenaires et 84000 sont victimes chaque année de violences sexuelles ou de tentatives de violences sexuelles. 1 % d’entre elles déclarent avoir porté plainte. Néanmoins, en 2014, seuls 765 hommes ont été condamnés. Toutes les femmes qui utilisent les transports en commun y ont déjà été harcelées. Ces chiffres, que nous répétons inlassablement, sont le reflet des nombreux témoignages parvenus au plus grand nombre via les mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc.

Les violences contre les femmes, c’est le ciment de ce système qui favorise les hommes au détriment des femmes. C’est ce qui permet que nous ayons trop peur pour nous révolter. Et pourtant, nous sommes exploitées partout ! Au travail, et d’autant plus que nos salaires sont inférieurs à ceux des hommes, à la maison, où nous faisons les tâches ménagères et où nous nous occupons des enfants.

Mais cette peur, omniprésente, violente, nous maintient bien trop souvent dans le silence. Nous la vivons au travail, chez nous, dans la rue. Il n’y a pas d’échappatoire.

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Reprenons le pouvoir, ensemble, dans la rue !

Lutter contre les violences faites aux femmes, c’est nous permettre de lutter pour nos autres droits. Pour nos droits économiques, mais aussi pour que l’on puisse disposer de nos corps comme on l’entend : l’accès à la contraception et à l’IVG libres, gratuits et accessibles ! La force de nos revendications ne pourra s’exprimer pleinement que quand nous ne nous sentirons plus aussi seules et en danger.

Ces violences ne disparaîtront pas qu’avec des paroles. Celles-ci sont indispensables, pour montrer que l’on n’a plus honte, pour montrer ce que c’est, d’être une femme dans notre société, pour dire aux autres femmes : vous n’êtes pas seules, et ce n’est pas de votre faute. Mais il faut ensuite que ça permette de construire un véritable mouvement collectif. Nous devons prendre la rue, toutes ensembles. C’est comme ça que l’on se sentira plus fortes, que l’on se rendra compte que nous ne sommes pas isolées.

Aux hommes de bonne volonté, nous souhaitons également dire : soutenez-nous ! Ne laissez pas les agresseurs nous atteindre.

Le 25 novembre, manifestons contre les violences faites aux femmes. Faire changer la peur de camp : c’est la première étape de la libération des femmes.

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