Auto-organisation : Une Union nationale des sans-papiers

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La droite, la gauche, rien ne change, les expulsions sont toujours aussi importantes. La seule solution est de s’organiser de façon autonome. C’est ce qu’ont décidé de faire plusieurs collectifs de sans-papiers dans une Union nationale.

Le samedi 13 avril, le processus d’unification du mouvement des sans-papiers a franchi un nouveau pas. Lors de la deuxième réunion nationale autour de l’appel « Faut-il mourir pour avoir des papiers ? », une quinzaine de collectifs de sans-papiers ont décidé la création de l’Union nationale des sans-papiers (UNSP).

Lors de cette réunion de fondation, de nombreux points ont été traités dont un qui a fait longuement débat : comment recréer des liens entre le mouvement sans papiers et le reste du mouvement social tout en s’assurant cette fois-ci que l’autonomie du premier sera respectée ? Une des suggestions qui a été proposée par le Collectif de sans-papiers de Lille (CSP 59) est que l’ensemble des personnes prenant part au mouvement sans papiers (les sans-papiers eux-mêmes et les soutiens) pourraient participer au débat au sein de l’UNSP mais que seuls les sans-papiers pourraient prendre part à la prise de décision.

Un autre objet de discussion a été de savoir comment avoir un mouvement de sans-papiers unifié tout en respectant l’autonomie de chaque collectif et comment mobiliser ou remobiliser les sans-papiers eux-mêmes. Sur cette deuxième question l’UNSP a lancé un appel aux sans-papiers non encore organisés à se regrouper en collectif partout où c’est possible.

Les marches de septembre

Mais pour consolider le mouvement des sans-papiers, des actions de mobilisation nationales ont été décidées dont une première le 23 août pour une commémoration du sinistre coup de hâche de l’église Saint-Bernard de 1996. En septembre, il a été décidé d’organiser des marches autour et dans Paris. Ces marches qui auront lieu tout au long du mois de septembre auront pour but de commémorer les trente ans de la Marche pour l’égalité mais aussi de rendre la lutte des sans-papiers la plus visible possible. Les revendications principales de ces marches seront la régularisation de tous les sans-papiers, la fermeture des centres de rétention, l’arrêt des expulsions, le respect du droit d’asile, la promulgation du droit de vote des étrangers, la reconnaissance de l’égalité entre nationaux et migrants, la liberté de circulation et d’installation. L’union fait la force et il faut se montrer d’autant plus intransigeant que la gauche au pouvoir aime se parer d’un visage plus humaniste que la droite, or dans les faits la politique reste la même.

M. (AL Saint-Denis)

 
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