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« Braves gens n’ayez plus peur », retour sur la construction de l’obsession sécuritaire

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[Vidéo] Presque dix ans après sa réalisation, revoir ce film dans le contexte actuel de l’état d’urgence, c’est mesurer l’approfondissement de l’obsession sécuritaire et revenir sur les éléments qui l’ont initiée, de longue date. C’est se réapproprier aussi les analyse critiques qui permettent de mieux penser le combat contre un état de fait inique qui n’est pas une fatalité et qui doit être combattu collectivement.

Voilà un film d’entretiens du collectif stéphanois panic ! qui revient sur l’analyse des pratiques et des discours sécuritaires du début des années 60 jusqu’à l’avènement d’une quasi obsession sécuritaire de 1997 à 2004, avant la « révolte des banlieues » de 2005.

Dix ans après, le revoir dans le contexte actuel d’un état d’urgence — l’approfondissement d’une logique initiée, on le voit dans le film, de longue date — apporte une profondeur de réflexions bienvenue. Le terrorisme se fait alors l’allié indispensable du déploiement plus en avant d’une politique de contrôle qui cible les « classes dangereuses » — via les figures stéréotypées par le pouvoir des jeunes de quartier, mais aussi celle des travailleur.euse.s syndiqué.e.s qui ne lâchent rien ridiculisées médiatiquement, ou encore des zadistes caricaturés— visant a réaffirmer l’état, et en définitive, le pouvoir de la classe dominante aux commandes.

Alors que pour le 30 janvier une mobilisation nationale se construise, à nous de briser le sentiment d’impuissance, en nous réappropriant tout le travail d’analyse critique dont ce film fait partie : il n’y a pas de fatalité, mais bien la progression d’une politique sécuritaire ; une fatalité se subie, mais une politique se combat ! combattons là !

Synopsis du film :

Le thème du sentiment d’insécurité a occupé une place de plus en plus centrale dans les médias et les discours politiques, notamment lors des dernières campagnes électorales.

En parallèle, sous l’influence anglo-saxonne, les politiques de sécurité répressives et mettant à mal les libertés individuelles ont fait leur entrée dans l’administration judiciaire et le monde de la police. Nous nous sommes interrogés sur le pourquoi de ce déchaînement, et sur l’intérêt sous-adjacent du pouvoir à l’avènement de cette quasi « obsession sécuritaire générale ».

Notre analyse des discours et pratiques sécuritaires s’étend du début des années 60 jusqu’à cette récente boursouflure médiatique et donne la parole à des intervenants qui ont en commun la critique du discours dominant.


Braves gens, n’ayez plus peur from s1gne on Vimeo.

Documentaire en licence Creative Commons de type : « Paternité pas d’utilisation commerciale - Partage des conditions initiales à l’identique 2.0. »


pour aller plus loins, on peut citer aussi le travail de Mathieu Rigouste :

— Photo : cc ArtAtacq

 
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