CGHR Rennes : Les salarié-e-s gardent leur prime

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Après deux mois de lutte, les salariés du centre hospitalier Guillaume-Régnier de Rennes ont obtenu le maintien d’une prime que la direction voulait supprimer avant de s’attaqer à la RTT.

Au centre hospitalier Guillaume-Régnier (CGHR), 2 300 salarié-e-s touchent une prime dite de contagion (travaux insalubres, etc.) de 27 euros par mois, soit un peu plus de 300 euros par an, depuis les années 1970. Cette prime, à la base réservée à certains corps de métier (soignants, services techniques), a été, à la suite d’excellentes négociations à l’époque, répartie entre l’ensemble des salarié-e-s, de façon égale, au prorata du nombre de jours travaillés.

Début janvier, la direction annonçait aux trois organisations syndicales (SUD, CFDT, CGT) son intention de faire 300 000 euros d’économies par an, en supprimant cette prime, avant de s’attaquer au rallongement de la durée dans les échelons de plusieurs mois, puis une éventuelle suppression de la réduction du temps de travail (RTT).

Occupation à 300

C’était sans compter sur une mobilisation importante, due à des conditions de travail suffisamment dures pour ne pas accepter de se faire amputer 300 euros de salaire par an. Depuis 2002, les salarié-e-s ont déja perdu 10 % de pouvoir d’achat par la non-compensation totale de l’inflation.

À plusieurs reprises, des heures d’informations intersyndicales ont rassemblé de 150 à 300 salarié-e-s. Des cadres, cadres supérieurs, personnels administratifs, soignants, services techniques étaient présents.

Début février, alors que 300 salarié-e-s occupait ses bureaux, la direction a tenté de faire croire que les économies réalisées, bien qu’il n’y eût pas de déficit en 2009, devaient servir à s’autofinancer sur des projets déja budgétés. Mais personne n’a été dupe, et on a investi demandé des comptes à ce directeur qui en 2009 a dépensé 150 000 euros pour rafraîchir sa maison de fonction.

La mobilisation a continué au mois de mars et a permis, le temps de boycotter quelques instances, de convaincre un élu, président du conseil d’administration, de l’intérêt de défendre le pouvoir d’achat de toutes et tous les salarié-e-s de l’hôpital psychiatrique.

Cet élu PS a pris pour une fois le parti des salarié-e-s et a accepté de proposer au vote une délibération de maintien de la prime. Fureur de la représentante de la Ddass et du directeur du CHGR.

Malheureusement, ce n’est qu’un répit. Du fait de la loi Bachelot, un directoire va être mis en place, tandis que l’Agence régionale de santé (ARS) et la direction ont menacé, le 9 avril, de prendre diverses mesures, sans possibilité pour les représentants syndicaux, ni les élus, de s’y opposer.

En attendant qu’ils tentent de nouveau de bouffer des RTT aux salarié-e-s, cette bataille durement gagnée fait le plus grand bien au moral !

Goulven (AL Rennes)

 
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