syndicalisme

Contre l’austérité : Toutes et tous en grève le 9 avril

Version imprimable de cet article Version imprimable


CGT, FO, Solidaires et FSU appellent à une journée de grève et de manifestations contre le blocage des salaires, la politique d’austérité et la loi Macron. Chacune de nos défaites aiguise l’appétit des patrons. Stop ! Renversons la vapeur. Gagnons ce bras de fer contre ce gouvernement au service du patronat.

Banalisation du travail du dimanche et de nuit (donc baisses des salaires pour la plupart des salarié.e.s concerné.e.s), destruction des moyens de défense des salarié.e.s, délinquance patronale facilitée, nouvelles privatisations, impossibilité pour les salarié.e.s de récupérer des indemnités si un plan de licenciement est jugé illégal par la justice… la loi Macron arrive au Sénat le 7 avril sous une forme quasiment inchangée par rapport à la version de décembre. Si les manifs des notaires et huissiers ont fait reculer le gouvernement, les travailleurs et les travailleuses le peuvent aussi !

Il y a toutes les raisons de se mobiliser

Le gouvernement est déterminé à faire passer cette loi pour l’été. Il n’a pas hésité à dégainer l’article 49.3 pour contourner le vote à l’Assemblée nationale. A nous d’accélérer la mobilisation pour le retrait de cette loi : n’oublions pas l’exemple du CPE, où la loi a été votée mais jamais mise en œuvre suite à la mobilisation de la jeunesse.

En parallèle, le projet de loi du Medef sur le dialogue social, rejeté par tous les syndicats, est repris par le gouvernement pour la fin mars. Ce projet aboutirait à l’affaiblissement des instances représentatives du personnel (CE/DP/CHSCT) dans les entreprises de moins de 300 salarié.e.s.

Enfin, le pacte de responsabilité se prolonge. L’ex-ministre PS des Finances, Moscovici, aujourd’hui commissaire européen, exige 50 milliards d’euros de coupes budgétaires en plus sur les trois ans à venir. Cette somme équivaut au budget annuel de l’Éducation nationale ! Cela signifie une nouvelle offensive contre les services publics, la destruction de milliers d’emplois dans la santé, l’éducation...

Tract à télécharger

Pourtant, chaque jour, par notre travail, nous produisons suffisamment de richesses pour répondre aux besoins de toute la population. Si nous voulons construire un système réellement égalitaire, il faut commencer par mettre un coup d’arrêt à la politique du gouvernement et lutter pour l’augmentation des salaires, la réduction du temps de travail et le développement des services publics.

Construire la riposte dans l’unité et la durée

La CFDT n’appelle pas à cette journée de résistance. Normal puisqu’elle a signé tous les reculs sociaux ces dernières années.

L’enjeu de ce 9 avril est donc considérable pour affirmer la nécessité d’un syndicalisme de lutte et consolider partout l’unité d’action intersyndicale.

Nous appelons donc les syndicalistes et l’ensemble des travailleurs et travailleuses à multiplier les initiatives unitaires de mobilisation dans les entreprises, dans les branches professionnelles, dans les villes. Le 9 avril doit être un point de départ pour tenir la lutte contre l’austérité dans la durée. Mais aussi un moyen de poser les revendications de chaque entreprise, de chaque secteur au plus près des enjeux immédiats. Le 9 avril doit permettre de changer le rapport des forces à tous les niveaux.

Dès maintenant préparons l’après 9 avril pour que l’unité réalisée à la base ouvre une nouvelle période et pousse les directions syndicales à poursuivre les batailles nécessaires : heures d’infos syndicales, AG des personnels, Cahiers revendicatifs, AG intersyndicales de villes, initiatives dynamiques et festives dans les zones industrielles, départs collectifs aux manifs…

Alors que les actionnaires du CAC 40 retrouvent les dividendes records de 2008, les capitalistes nous mettent sous pression. Explosons !

 
☰ Accès rapide
Retour en haut