Crea : aussitôt fermé, aussitôt rouvert !

Version imprimable de cet article Version imprimable


Le 28 août dernier, un bâtiment du CREA (collectif pour la Réquisition, l’Entraide et l’Autogestion) qui abritait une quarantaine d’habitant-e-s, dont des familles et des enfants, a été expulsé par l’Etat. Depuis un an, ce collectif avait lancé une campagne de réquisition de plusieurs logements vides sur Toulouse afin d’accueillir des personnes à la rue. Sous le prétexte fallacieux de créer un centre d’accueil pour sdf, l’Etat a tenté de mettre fin à une expérience d’autogestion, de solidarité et de vie collective qui ne coutait rien à personne.

Peine perdue, quelques jours plus tard, différents collectifs ont réuni leurs forces pour prendre un nouveau lieu, (ancien bâtiment de l’Urssaf, inoccupé depuis 6 ans) encore plus grand, où pourront être logées une centaine de personnes et de nombreuses activités ouvertes vers l’extérieur.

Toutefois le propriétaire avec l’aide de l’état et des politicards réactionnaires toulousains s’est empressé d’assigner en référé le collectif au Tribunal de Grande Instance de Toulouse le lundi 24 septembre. La justice s’est prononcée pour l’expulsion du squat. Ainsi, d’ici quelques jours, l’Etat enverra ses flics remettre les habitant-e-s à la rue et condamner les accès de ce bâtiment de 5 400 m², qui restera inoccupé. Malgré la menace, les occupant-e-s ont décidé de rester et de résister.

Alternative libertaire soutient cette initiative de réappropriation collective de logements vides et dénonce la criminalisation et la répression de ses habitant-e-s. Nous considérons que le loyer est une source d’enrichissement basée sur le vol des locataires, les précarisant davantage. De nombreux logements sont vides, profitons-en !

Face aux profiteurs et à l’Etat : réquisition, autogestion !

Alternative libertaire, le 2 Octobre 2012

 
☰ Accès rapide
Retour en haut