Edito : Provocateurs

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Des policiers badgés CGT à Lyon, d’autres grimés en « casseurs » dans les fins de cortèges parisiens…Le gouvernement aura tenté de jouer dans ce conflit la carte de la stratégie de la tension. En un peu plus minable toutefois que celle qu’avait mise en œuvre le gouvernement italien pour venir à bout du « Mai rampant » dans les années 70. La mentalité policière du gouvernement n’est sans doute pas aussi débridée que celle de ses collègues transalpins.

Ces tentatives grossières de manipulation et de provocation ont été filmées, photographiées, diffusées et commentées sur le net. Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, s’est même payé le luxe de les dénoncer publiquement. Mal à l’aise dans ces barbouzeries, le gouvernement l’est moins dans la classique répression de celles et ceux qui luttent. Gazage de manifestants dans les fins de cortège, organisation de nasse à tabassage à Lyon, déblocage policier des dépôts de carburants, arrestations de milliers de lycéens et lycéennes prétendument « casseurs »…

La politique du Tonfa et du flash-ball règne. Et le drame qui a touché un jeune lycéen montreuillois, grièvement blessé au visage, n’a pas arrêté le gouvernement dans sa frénésie répressive. Revanchard, ce dernier va jusqu’à menacer des syndicalistes du Syndicat des travailleurs corses de prison ferme pour refus de prélèvement ADN. Par l’entremise des recteurs, il envoie un courrier d’Etat à des milliers de parents d’élèves menaçant les lycéens et lycéennes mobilisés. Provocateurs !

Nous ne vous laisserons pas faire !

Alternative Libertaire, Le 28 octobre 2010

 
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