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Edito : Une violence légitimée

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Qui a traité les migrants mexicains de « violeurs » ? Réponse : le milliardaire Trump, accusé d’agression sexuelle par de nombreuses femmes et qui se vante, dans une vidéo, de contraindre des femmes à avoir des rapports sexuels avec lui. Témoignage de la duplicité de ceux qui dénoncent les violences sexuelles quand ça leur permet de stigmatiser les « étrangers ».

À Cologne les politiciens racistes s’en étaient donné à cœur joie, mais ils avaient « oublié » de parler des agressions sexuelles commises chaque année à Munich lors de la Fête de la bière.

Qui se félicitait d’avoir voté la loi contre le harcèlement sexuel en 2012 ? Réponse : le politicien Baupin accusé, par la suite, de harcèlement et d’agressions sexuelles par de nombreuses femmes. Témoignage de la duplicité de ceux qui se parent de la vertu de la lutte contre les violences sexistes, mais qui en sont pourtant les acteurs. Rien d’étonnant alors qu’une femme peut se faire agresser sexuellement en direct à la télévision.

Il suffira de parler de « geste de fin de soirée » pour banaliser la scène comme de parler de « situations de libertinage incomprises » pour évoquer les pratiques de harcèlement. La culture du viol normalise cette violence et la légitime.

Les violences sexistes ne sont pas les produits de quelques monstres à la marge, mais les fruits de la domination patriarcale et de ses institutions. C’est à ce titre qu’elles doivent être combattues.

Alternative Libertaire, le 31 octobre 2016


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- image : cc Kamil Antosiewicz Monika

 
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