Essai : Véronique Decker, « L’École du peuple »

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Après son premier ouvrage, Trop classe, publié l’an dernier, Véronique Decker nous ramène au sein de la cité Karl-Marx à Bobigny avec L’École du peuple, sorti le 1er juin. Nous ne pouvions pas passer à côté de ce précieux témoignage dans le contexte actuel de casse de ­l’école et des services publics en général, notamment dans les quartiers populaires.

À travers 64 billets, Véronique Decker livre son quotidien de directrice d’école en Seine-Saint-Denis et son engagement pour défendre l’école publique.

Et ce quotidien n’est pas toujours rose. Celle qui enseigne et dirige une école depuis une trentaine d’années à Bobigny fait un constat implacable du délitement progressif des services publics et de la précarisation accrue de ses habitants et habitantes. Pour Véronique Decker : « Oui le niveau baisse. Mais pas le niveau des élèves, le niveau de la qualité de l’action de l’État social que nous n’avons pas su exiger. »

Véronique Decker raconte ainsi par des expériences de son quotidien les difficultés auxquelles les enseignantes et enseignants, les parents et les élèves sont confrontés dans les quartiers populaires : la mort progressive du réseau d’aides spécialisées pour les enfants en difficulté (Rased) pour aider les enfants qui avaient du mal à apprendre, le manque de moyens et de matériel, la précarité chez les agents et agentes et les animateurs et animatrices qui ne permet pas d’avoir de la stabilité dans le fonctionnement de l’école, la chaudière qui dysfonctionne... Pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore lu, nous leur conseillons fortement de lire ce témoignage engagé à la tonalité résolument militante et combative.

Caesar (AL Saint-Denis)

  • Véronique Decker, L’École du peuple, Libertalia, 10 €.
 
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