Gaz et pétrole de schiste : Bloquons les forages

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Le samedi 22 septembre se déroulait la journée mondiale contre les gaz et pétrole de schiste. Plusieurs mobilisations eurent lieu dans toute la France comme à Alès (Gard) et à Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne). L’objectif de remobiliser la population locale autour d’évènements politiques et festifs a été atteint.

Le rassemblement organisé le 22 septembre à Tournan lors de la journée mondiale contre les gaz de schiste (GdS) et pétrole de schiste par les collectifs du Nord de la France a été un franc succès dans un contexte politique peu propice aux mobilisations écologiques. Plus de 1 200 personnes se sont réunies pour dire non à cette nouvelle aberration écologique.

Depuis son arrivée au pouvoir, le discours et les mesures prises par le PS laisse planer le doute [1]. Malgré les déclarations d’Hollande, 61 permis d’exploration sont encore en vigueur, et la dernière loi votée en juillet 2011 a interdit la technique de fracturation hydraulique sans pour autant fermer la porte à l’exploitation [2]. A ceci s’ajoute les déclarations regrettables du leader de la CGT qui veut laisser la porte ouverte aux GdS sous couvert d’indépendance énergétique. La réponse du syndicat Solidaires a le mérite de refuser l’exploitation et d’envisager une possible transition énergétique [3]. En attendant, le lobby des foreurs inonde les médias de contre-informations en nous promettant une technique d’extraction propre ou une hypothétique baisse des prix de carburant.

[*Les collectifs restent mobilisés*]

En dehors des éternels débats techniques, dire oui au gaz de schiste veut dire repousser encore la fin des énergies fossiles, ce qui compliquerait la tâche des anticapitalistes qui veulent réorganiser l’économie dans son ensemble. Comme nous l’assure Vincent du collectif Briard [4], les collectifs locaux restent mobilisés. Il regrette que la population de Paris ne se mobilise pas plus, la pollution provoquée par une future exploitation impactant pourtant la nappe phréatique qui dessert la capitale. Néanmoins, point de fatalisme pour Vincent qui n’attend pas grand chose des politiques : « nous sommes prêt à bloquer, c’est la seule chose à faire ». En effet, les prochains convois de camions sont prévus pour novembre à Doué (77). Ce qu’il ne dit pas c’est le travail de fourmi réalisé par les militantes et militants pour essayer de toucher les gens et les mobiliser pour casser la passivité dans laquelle les capitalistes voudraient nous enfermer. A nous de jouer !

Claude (AL Paris Nord-Est)

[1Voir article page 4 sur la politique énergétique du PS

[2Voir AL n°212 de décembre 2011

[3Voir : www.solidaires.org

[4Plus d’infos sur : collectifbriard.wordpress.com

 
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