Réunion-débat

Gilets Jaunes : violence ou auto-défense ?

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Depuis plus de trois mois le mouvement des Gilets Jaunes occupe l’espace politique et social. Insatisfait, il occupe aussi la rue, les rond-points, les centre-villes, les supermarchés, et même Amazon, comme autant de symboles d’un capitalisme aux abois dont la violence sociale et symbolique est désormais visible sur la place publique.

La réponse du gouvernement Macron, visiblement paniqué, mais peut-être d’un froid cynisme, est d’abord la violence d’État, celle de la police et de la justice, au nom d’un maintien de l’ordre qui n’est pas sans rappeler les sombres heures de la période coloniale.

Elle se traduit par des blessé.e.s graves, des gardes à vue et de lourdes condamnations. Elle est aussi la violence de l’humiliation distillée par le gouvernement, par la propagande des médias et de certains intellectuels aux ordres, visant « la populace » gilets jaunes. Violence enfin des amalgames : extrême-droite / gauche radicale ; antisémitisme / antisionisme ; casseurs / crise du petit commerce. Cette situation nous rapproche des expériences autoritaires et anti-démocratiques en Europe et dans le monde.

Face à cela, les Gilets jaunes organisent leur autodéfense physique au sein des manifestations et leur défense juridique. Ils sont aussi traversés par des interrogations sur la violence et confrontés à des difficultés internes : ritualisation des affrontements à partir de 17h, infiltration de groupes d’extrême-droite violents et haineux et de complotistes antisémites, propos homophobes ou sexistes.

Mais une fois les banques et les agences barricadées dans des hyper-centres gentrifiés et lissés, quelles perspectives les libertaires peuvent-ils contribuer à faire émerger dans un contexte d’insurrection où les revendications - pourtant claires - ne suffisent pas à construire un programme politique alternatif digne de ce nom ? Comment ce paradoxe, inévitablement anxiogène et épuisant, doit-il se traduire pour ceux dont la priorité est la justice sociale ?

Auto-défense pour une démocratie radicale ? Démocratie assembléiste en lien avec les appels de Commercy et Saint-Nazaire ? Municipalisme libertaire ? Désobéissance massive ?

Le vendredi 29 mars à partir de 19h, le groupe local toulousain d’Alternative Libertaire vous invite à une réunion-débat publique autour de la question, à la Librairie Floury 36 rue de la Colombette.

 
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