Le chômage augmente… La police recrute !

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Le récent sommet de l’OTAN à Strasbourg nous a permis de découvrir le véritable visage de l’ordre mondial. Mais au-delà de l’occupation de notre ville par cette armée des pays riches, c’est tout le mouvement social qui est aujourd’hui victime au quotidien d’une répression politique. Des étudiants et étudiantes aux sans papiers, en passant par les ouvriers et ouvrières en lutte, tout le monde a le droit à son coup de matraque. Le gouvernement, incapable de proposer une réponse à la crise, n’a plus que la force armée pour contenir notre colère. Face à cette vague de répression, il faut construire un front uni et solidaire de tous les secteurs en lutte.

[* L’OTAN c’est la guerre...*]

L’atmosphère de « guerre civile » décrite dans la presse à propos du sommet de l’OTAN à Strasbourg est le résultat de la stratégie de la tension mise en place par le pouvoir. Avant même le début du contre-sommet, les habitants et habitantes ont dû subir l’omniprésence militaro-policière, les survols permanents d’hélicoptères, les check points pour rentrer chez soi et les contrôles d’identité systématiques !

Cette atmosphère a été instauré pour permettre un déchainement de violences policières, occasionnant de nombreuses blessures : caillassage des manifestations, tirs tendus de lacrymogènes et flash-ball, interpellations massives et brutales. Les habitants et habitantes des quartiers de Strasbourg se posent d’ailleurs beaucoup de questions sur l’attitude des forces « de l’ordre » (?) : comment expliquer que des bâtiments ont brûlé dans des zones sous contrôle policier ?

[* Strasbourg, ville cobaye !*]

Il parait évident que l’OTAN a donc utilisé ce sommet pour s’entraîner à une opérations militaire de maintien de l’ordre en milieu urbain.

L’OTAN devient un « gendarme mondial », qui « outre les questions proprement militaires, doit prendre en compte la situation financière internationale, les approvisionnements énergétiques ou les questions migratoires » (Sarkozy et Merkel, 4 février 2009). Pour soutenir les victimes de cette stratégie,

un rassemblement est organisé devant le palais de justice, mardi 5 mai à 12h, l’occasion du procès de plusieurs militants.

[* Des flics à l’université...*]

Ce déchaînement policier s’est poursuivi le 8 avril, avec l’interdiction d’une manifestation universitaire, prétexte à une charge violente des CRS contre les étudiants, étudiantes et personnels de l’université en lutte depuis plus de 2 mois. Deux étudiants ont été interpellés pour l’exemple, puis poursuivis pour des accusations délirantes d’injures et de coups envers les robocops.

Alors que le mouvement universitaire est loin de s’essoufler, le gouvernement n’a qu’une seule réponse à apporter : la violence ! Il est soutenu en cela par le président de l’université inique de Strasbourg, Alain Beretz, qui multiplie les menaces, intimidations et appels à la délations envers les grévistes ! Les victimes de cette répression ont besoin d’un soutien massif : témoignages de personnes présentes le 8 avril, pétitions :

http://mapage.noos.fr/alalsace/tract221.htm

[* Gardien de la paix sociale*]

En plus de 2 ans de présidence sarkozienne, l’habitude a été prise de voir toutes les manifestations réprimées et cachées à chaque déplacement présidentiel ! Nicolas Ier ne peut pas supporter la contestation !

Il suffit que les Enfants de Do Quichotte remette en place un campement, sur le quai Sturm, pour dénoncer le double discours des autorités… en 48h, les CRS ont déjà expulser ces gueux, avec distribution massive de coups de matraque, et hop, tout devient beau dans les rues de cette belle ville !

Pourtant, la multiplication des fermetures d’usines et licenciements pour augmenter les profits des actionnaires provoque des réactions radicales du monde ouvrier. Renouant avec la bonne vieille tradition des occupations d’usines et des rétentions de patrons, les ouvriers et ouvrières en luttes réaffirment leur dignité face au mépris et à la violence des classes dirigeantes. Une fois de plus, la seule réponse reste autoritaire : intervention des CRS à Thomé Génot (Nouzonville, Ardennes), plaintes contre les ouvriers de Caterpillar (Grenoble, Isère), etc.

[* Arsenal juridique*]

Les lois ne manquent pas pour maintenir l’ordre social. Les personnes qui viennent en aide aux sans papiers sont déjà passibles de poursuites : certaines sont mises en garde à vue pour avoir rechargé le portable d’un sans papier ou pour avoir circulé en voiture avec des sans papiers, des associations caritatives sont perquisitionnées, etc. La solidarité est devenue un délit au « pays des droits de l’homme » !

Mais cela ne suffit pas ! Le sinistère de l’intérieur nous prépare une nouvelle loi interdisant de choisir librement ses vêtements lorsque l’on veut manifester ! Après avoir interdit le voile à l’école, ce sera le foulard ou le keffieh en manif ! Loin de se limiter à empêcher l’expression de notre solidarité avec le prêt-à-porter palestinien, cette loi permettrait de s’assurer l’efficacité des grenades lacrymogènes.

[* Vers une société autoritaire...*]

Toute résistance politique et sociale au pouvoir devient donc un délit, un pas de plus dans la criminalisation de toutes celles et ceux qui luttent ! Dans cette situation de crise économique et sociale, les dirigeants démontrent qu’ils sont incapables de gouverner, de répondre aux attentes de leurs électeurs : ils se contentent de gérer le stock de chair à usines, au service du patronat ! Pour se maintenir au pouvoir et poursuivre une politique libérale aussi violente, il faut bien quelques « complots terroristes » ou « dangers révolutionnaires » pour effrayer les moutons récalcitrants et justifier la prolifération policière. Et pour ne pas perdre la face, on maintient Julien Coupat en prison, sans qu’aucun juge n’ait pu trouver une preuve de sa culpabilité.

[* SOUTENONS LES VICTIMES DE LA REPRESSION

NON A L’ETAT POLICIER *]


[*Prisons :

L’hécatombe continue ! *] Alors que l’année dernière une série de suicides en prison a fait réagir les médias, la situation s’aggrave encore cette année, mais dans l’indifférence générale !

Au 26 avril, il y a déjà eu 52 suicides en prison, dont 2 en Alsace (un homme de 19 ans à Mulhouse le 11 janvier et un homme de 37 ans à Oermingen le 26 mars). Avec plus de 63 000 détenus, la surpopulation carcérale atteint un triste record.

La politique répressive prônée par les gouvernements récents aboutit à cette aggravation des conditions de vie en prison et pousse de plus en plus de détenus au suicide ! Nous dénoncions déjà l’année dernière ce lien entre surpopulation et surmortalité carcérale :

http://mapage.noos.fr/alalsace/tract175.htm

Il serait temps d’arrêter de considérer l’enfermement comme réponse automatique aux problèmes de criminalité !

Tract AL Alsace
 
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