Littérature jeunesse

Lire : Fastier, « Zapata est vivant ! »

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Emiliano Zapata est un des acteurs les plus connus de la révolution mexicaine de 1910. À la tête d’une armée de paysans indiens de l’État de Morelos, il a combattu la dictature de Porfirio Diaz, les troupes de Francisco Madero, le président qui a remplacé Diaz mais n’a pas tenu ses promesses. Il a ensuite combattu contre le Général Huerta, auteur d’un coup d’État contre Maderos. Au «  sommet  » de la révolution, en 1914, Zapata et Pancho Villa occupent ensemble la ville de Mexico. C’est aussi Zapata qui, dans le «  Plan d’Ayala  » appelle à s’emparer des terres et à exproprier tous les propriétaires qui s’opposent à la révolution. Mais refusant le pouvoir d’État, il l’abandonne aux politiciens et aux généraux. Il meurt assassiné par l’armée fédérale.

Il y a depuis un Zapata «  récupéré  » par le pouvoir qui se prétend héritier de la révolution. Des rues, des places, des villages portent son nom. Il y a aussi un Zapata hollywoodien, le plus célèbre film étant Viva Zapata d’Elia Kazan où Marlon Brando le personnifie. Mais il y a un autre Zapata, symbole du révolutionnaire intransigeant, défenseur des paysans, des Indiens, des pauvres, repris par de nombreux révolutionnaires mexicains et particulièrement par l’EZLN, les néozapatistes du Chiapas. C’est ce Zapata qui est au cœur du livre.

Dans le cadre de son projet de présenter aux jeunes lecteurs des personnages historiques intègres, Yann Fastier propose une évocation graphique répondant à chaque page à la question «  Ils ont tué Zapata, mais Zapata est-il mort  ?  » au travers d’une série de linogravures inspirées du graveur mexicain José Guadalupe Posada. Un dossier historique à la fin de l’album documente son propos. Une belle idée de cadeau pour les fêtes !

Pascal (AL Rouen)

  • Yann Fastier, Zapata est vivant  !, L’atelier du poisson soluble, 2018, 40 pages, 16 euros.
 
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