Lire : Pegrum & Gavignet, « Beat attitude »

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Les années 1968 ont la cinquantaine et trop bien tassées. Là où les populations ne cessent de se battre pour l’égalité et la justice, 2018 nous sert sur un plateau peu ragoutant des banques qui surnagent et des dirigeants bateleurs de mots et de morts qui ne cessent de marteler leur folie nihiliste.

Dans l’après Deuxième Guerre mondiale, entre guerre de Corée et guerre du Vietnam, la jeunesse américaine, et pas seulement celle dite «  génération sac à dos  », s’inscrivit dans un mouvement de refus de la guerre, sans cesse recommencée, avec le refus de l’apartheid comme règle de vie, avec parfois, comme seule arme, la voix et la musique.

Ce signe de la «  Beat génération  », eh bien, ce sont les femmes troubadours qui, à travers la poésie, ont écrit et dit le carcan et l’oppression de cette société morbide et à la fois à bout de souffle.

Les prémices d’une révolte mondiale de la jeunesse autant à l’Est qu’à l’Ouest étaient annoncées. C’est la remise en cause de ces empires qui s’invitent partout pour voir comment on exploite l’autre sans vergogne. De façon discrète, une jolie anthologie de ces femmes poètes est parue. Que des beaux textes qui disent la fragilité et qui donnent aussi la suite aux textes d’Allen Ginsberg, le prolongement du«  Changer la vie  » d’Arthur Rimbaud.

L’héritage est là, il s’appelle entre autres Me too.

Claude (Ami d’AL)

  • Annalisa Mari Pegrum et Sébastien Gavignet, Beat Attitude, femmes poètes de la Beat Generation, Éditions Bruno Doucey, 2018, 208 pages, 20 euros.
 
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