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Mettons Jupiter à terre !




Suppression des cotisations sociales, démantèlement du Code du Travail, réforme des retraites : le gouvernement Macron est là pour achever la destruction des droits sociaux conquis par les travailleurs et les travailleuses. Alors tirons les leçons des luttes passées et poussons vers une grève générale prolongée pour bloquer l’économie.

40 ans d’austérité

Confrontés à une croissance faible qui n’exclut pas des profits importants pour les patrons, les gouvernements de droite comme de gauche (sauf l’intermède 1981/82) appliquent loyalement le programme de la bourgeoisie : l’austérité. C’est le nom donné aux politiques qui visent à reprendre aux travailleurs et aux travailleuses les acquis sociaux et syndicaux arrachés par les luttes depuis la Libération.

Cette politique nécessairement impopulaire a provoqué l’alternance droite/gauche quasi-automatique, les électeurs et électrices mettant leur espoir dans les promesses de changement. La déception répétée finit par fragiliser tout le système politique : montée de l’abstention, vote Le Pen... la Ve République est un champ de ruines. Si les plus riches ont bien profité de la période, ils s’inquiètent maintenant que la colère populaire n’est plus canalisée dans les urnes. Les stratèges les plus éclairés de la bourgeoisie ont alors inventé Macron. Ni de droite, ni de gauche, ni même du centre : moderne !

Macron, joker de la bourgeoisie

Elu avec le relatif succès que l’on sait, Macron est mandaté pour contenir les explosions sociales et achever la destruction des acquis sociaux. En effet, si les résistances, les journées de grèves, les manifestations monstres n’ont pas suffit pour faire reculer les gouvernements, elles ont tout même freiné l’application des politiques ultra-libérales. De ce point de vue, la France est en retard, il s’agit d’en finir ! La suppression des cotisations sociales annonce la mort des protections solidaires ; le délabrement de l’éducation publique annonce la victoire de l’enseignement privé du primaire à l’université ; la destruction du Code du Travail et du droit syndical annoncent l’atomisation du salariat ; la réforme des retraites attendues pour janvier 2018 annonce le pire... Et l’introduction des mesures de l’état d’urgence dans la loi banale annonce l’aggravation de la répression contre les syndicalistes, militant-e-s écologistes, solidaires des migrant-e-s


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Stop ou encore ?

Macron s’effondre déjà dans les sondages et la nouvelle politique transparente promise devient la construction secrète d’ordonnances ! Jamais le terme « rentrée sociale » n’aura été aussi vrai. Assurons donc le succès du rendez-vous le 30 août contre l’Université d’été du Medef et la journée de grève du 12 septembre.

Mais tirons les leçons des luttes passées. Les syndicats qui combattent encore nous préparent trois journées de mobilisations éparpillées en septembre. Mieux que rien mais insuffisant pour gagner. Quitte à perdre trois jours de salaire, c’est un appel à trois jours de grève générale que les syndicats et les salarié-e-s doivent construire. Trois jours de blocage de l’économie, des zones industrielles et des quartiers, des lycées et des facultés. Alors nous serons en meilleure situation pour décider des suites au matin du quatrième jour et pour faire grandir les forces de la rupture anticapitaliste !

L’article est intégralement traduit en espagnol sur le site alasbarricadas.org

 
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