Nécrologie : Madeleine Briselance

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Nous avons appris avec tristesse le décès le 3 décembre 2009 de notre ancienne camarade Madeleine Briselance. Née le 5 juin 1922, Madeleine avait grandi dans un milieu familial libertaire, puisque son père Louis était un ami d’Alexandre Jacob, le fameux cambrioleur anarchiste revenu du bagne.

Ouvrière dans une papeterie industrielle, puis brièvement relieuse d’art, elle fut ensuite employée dans un centre médical de la MGEN. Militante dans le mouvement des auberges de jeunesse, inscrite au PSU, elle fut engagée à fond dans tous les combats féministes, notamment en faveur de la légalisation de l’avortement.

Elle recentra ensuite son action sur l’antimilitarisme. Militante de l’Union pacifiste puis présidente de l’association SOS-Tahiti, Madeleine milita ardemment contre la série d’essais nucléaires en Polynésie décidée par Jacques Chirac en 1995. En 2003 encore, elle protestait contre la 2e guerre du Golfe.

Elle est donc décédée quelques jours avant que le Parlement adopte, le 22 décembre, le projet de loi sur la reconnaissance et l’indemnisation des victimes des essais nucléaires conduits par la France entre 1960 et 1996, un combat qu’elle avait mené pendant des années, et dont elle n’aura pu voir l’aboutissement.

Militante d’Alternative libertaire à Montreuil entre 1993 et 2001, Madeleine Briselance a laissé à ses camarades le souvenir ému d’une septuagénaire incroyablement énergique, petite par la taille, grande par la sincérité et de le désintéressement de son engagement.

Guillaume Davranche (AL Paris-Sud)

 
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