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Nous ne serons pas de la chair à patrons !

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Le 24 mars, le projet de loi attaquant le code du travail sera présenté au conseil des ministres. Ce projet scandaleux a déjà provoqué une forte mobilisation sur les réseaux sociaux et les appels à la grève se multiplient. Contre cette loi qui nous condamne à une vie de précarité, la jeunesse doit être au rendez-vous !

le Code du travail offre déjà mille possibilités aux patrons pour exploiter toujours plus les salarié-es... mais il offre aussi certaines protections qui ont été gagnées par les luttes. Aujourd’hui le gouvernement veut casser ce code du travail pour que les patrons puissent nous exploiter encore plus.

La précarité pour nous, les profits pour eux !

leur réforme, c’est d’abord rendre les licenciements moins chers et plus faciles pour les patrons ! les entreprises pourront licencier même si elles font des bénéfices et les indemnités pour les salarié-es licencié-es seront baissé-es.

leur réforme c’est aussi des journées de travail qui pourront grimper à douze heures et des semaines de travail à soixante heures. le temps minimal de repos quotidien pourra être ré- duit. les heures supplémentaires pourront être bien moins payées.


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leur réforme, c’est aussi faire sauter les limitations au temps de travail des apprentis. C’est permettre la remise en cause des jours de congé en cas de décès d’un proche... la liste est longue !

Quand le gouvernement dit que cette réforme va créer de l’emploi, il ment. Plutôt que d’embaucher, les patrons feront bosser davantage celles et ceux qui ont un boulot grâce à toutes ces mesures... et ceux qui refuseront seront virés ! Pendant ce temps-là, les capitalistes français se portent très bien : en 2015, les entreprises françaises ont distribué 47 milliards d’euros à leurs actionnaires !

Notre avenir est en jeu, passons à l’offensive !

A l’heure où plus d’un-e jeune sur quatre est au chômage, et où on commence à bosser avec des contrats pourris et des galères, on ne peut pas accepter d’être des précaires à vie ! Nous sommes les travailleurs et travailleuses de demain et c’est notre avenir qui se joue aujourd’hui !

il y a 10 ans, un projet de loi qui précarisait les jeunes (le CPe) était abandonné face à la mobilisation de la jeunesse, bloquant les facs et les lycées, aux côtés des salarié-es en grève. C’est le moment de montrer au gouvernement que la jeunesse ne s’est pas endormie.

Parlons-en autour de nous, organisons des assemblées générales et soyons toutes et tous dans la rue le 9 mars !

- photo : cc pierre chatel


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