Occupation : Sans-papiers contre la précarité

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Les sans-papiers sont les premières victimes de la globalisation. Une majorité d’entre eux (sur)vivent en France dans des conditions dégradantes. La loi cyniquement baptisée « pour l’égalité des chances » et le projet de loi sur l’immigration poursuivent un objectif commun pour l’actuel gouvernement : obéir aux injonctions du Medef et du pouvoir économique en multipliant les contrats précaires type CNE et CPE et en exploitant les sans-papiers. Le gouvernement les met en concurrence avec les salariés en CDI, les titulaires de CPE et les immigrés « choisis », afin de faire du salariat l’exception et du précariat la norme. Depuis le samedi 18 mars 2006, 400 sans-papiers, étudiants et soutiens occupent les anciens locaux du Service social d’aide aux étrangers (SSAE), 14, rue Auguste Perret, Paris 13e. Depuis le début de l’occupation, environ 150 sans-papiers issus des foyers ont rejoint ce mouvement d’occupation d’un bâtiment vide depuis 6 mois, qui abritait le dernier service d’aide sociale aux étrangers. Des activités de rencontres entre étudiants et sans-papiers, des ateliers d’écriture et de réflexion sont en train de se mettre en place pour faire revivre ce lieu, qui appartient de fait aux sans-papiers et à leurs soutiens.

Les revendications mises en avant sont :

- le retrait de la circulaire du 21 février 2006, qui incite à l’interpellation et à l’arrestation des sans-papiers en tous lieux, y compris dans les blocs opératoires ;

- le retrait du projet de loi sur l’immigration (réforme du CESEDA) ;

- l’arrêt des rafles ;

- la régularisation globale des sans-papiers ;

- la mise à disposition des locaux vacants de l’ex-SSAE par le ministère du Travail aux collectifs de sans-papiers d’Île-de-France ;

- le retrait de la loi sur l’égalité des chances, dont l’amendement sur le CPE.

Cette occupation est organisée par la quasi-totalité des collectifs de sans-papiers d’Ile-de-France et des étudiants en lutte (dont Tolbiac et Javelot), Elle est actuellement soutenue par Alternative libertaire entre autres.

 
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