Parcoursup : libération immédiate et sans poursuite des personnes interpellées à Paris !

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Parce qu’ils et elles protestaient contre la catastrophe annoncée de Parcoursup, une centaine de lycéennes et de lycéens se retrouvent quarante-huit heures en garde à vue !

Mardi 22 mai, suite à la manifestation de la Fonction publique, une centaine de lycéen-nes, d’étudiant-es et d’enseignant-es ont décidé de se réunir dans le lycée Arago (Paris 12e) pour protester contre la sélection à l’entrée à l’université mise en place par la loi ORE et y tenir une assemblée générale. Toutes et tous les occupants, soit 102 personnes, dont une moitié de mineurs ont été interpelé-es. D’autres manifestant-es ont été arrêté-es en repartant de la manifestation sans aucune raison valable (port de lunettes de piscine !). Les interpelé-es ont attendu pour certain-es 4h dans des paniers à salade sans accès à l’eau, aux toilettes ou à de la nourriture.

Hier soir, les gardes à vue ont été quasiment toutes prolongées de vingt-quatre heures. Certaines familles n’ont même pas été informées du commissariat dans lequel leurs enfant avait été transféré.

Quarante-huit heures de garde à vue pour une occupation de lycée ? Et puis quoi encore ? Jusqu’où ira ce gouvernement pour faire taire la contestation ? Les lycéennes et lycéens ont eu raison de mener cette action, et nous sommes persuadés que ce ne sont pas quarante-huit heures de garde à vue qui feront taire nos camarades.

Aujourd’hui, la plupart ont été déféré-es devant le juge (33 mineurs et 40 majeurs) et un rassemblement de soutien est appelé devant le TGI porte de Clichy dès le début d’après-midi.

Alternative libertaire exige leur libération immédiate et sans poursuite.

Non à la sélection, non à Parcoursup ! Des moyens pour l’université pour accueillir toutes et tous les bacheliers !

Alternative Libertaire, le 24 mai 2018

 
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