Québec : Franche réussite du IIe congrès de l’UCL

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L’organisation-sœur d’Alternative libertaire au Québec a tenu son IIe congrès à Montréal les 3 et 4 septembre. L’occasion d’un bilan stratégique après trois ans d’existence.

L’Union communiste libertaire (UCL) est née il y a trois ans de la séparation des branches québécoise et états-unienne de la Fédération des communistes libertaires du Nord-Est (Nefac), pour des raisons avant tout pratiques et linguistiques.

Aujourd’hui l’organisation s’est stabilisée numériquement et a vu croître son influence dans le milieu militant, notamment à Montréal où elle est devenue incontournable. L’UCL-Montréal regroupe aujourd’hui une grosse vingtaine de membres et plusieurs dizaines de sympathisant-e-s, les statuts de l’UCL distinguant en effet ces deux catégories de militantes et de militants. L’UCL possède également des groupes à Québec et au Saguenay, et en comptera probablement un de plus, dans l’Outaouais, assez rapidement.

[*Face à l’ « escouade Gamma »*]

Dans le cadre de la poursuite du renforcement structurel de l’organisation, deux décisions importantes ont été prises. La première concerne l’organisation face à la répression, notamment au Canada qui a vu le déploiement d’un arsenal répressif hors du commun lors du G20 de Toronto en 2010. A Montréal même, une unité spécialisée de la police a vu le jour : l’escouade Gamma, acronyme de Guet des activités des mouvements marginaux et anarchistes. Le congrès a décidé la mise en place d’un fond de défense légale.

Ensuite, afin de dynamiser l’intervention féministe, un comité femmes non-mixte a été créé, signe d’une organisation qui sait faire le constat de ses faiblesses et qui veut agir de manière volontariste.

En termes de stratégie, le congrès a débattu du mouvement étudiant qui devrait avoir lieu l’hiver prochain, dans une optique de radicalisation et d’extension aux autres secteurs d’activité. En effet, ce mouvement, luttant contre les frais d’inscription en hausse drastique (de presque 100 % jusqu’en 2017 !) dans les universités de la Belle Province, est aussi un mouvement contre l’austérité budgétaire et les attaques auxquelles les classes populaires doivent faire face en cette période de crise.

À l’issue de ce congrès, qui s’est par ailleurs déroulé dans une atmosphère conviviale et sympathique, l’UCL a pris une nouvelle impulsion jusqu’à son prochain congrès, qui aura lieu dans un ou deux ans.

Le secrétariat international d’Alternative libertaire

 
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