Réseau européen : Pour un syndicalisme sans frontières

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En février s’est tenue une rencontre franco-espagnole de syndicats alternatifs. L’occasion de nouer des liens et de discuter de problématiques communes.

Le 20 février 2016 a eu lieu à Toulouse, dans le cadre du Réseau européen des syndicats alternatifs et de base, une rencontre transfrontalière. Une quarantaine de militants et militantes, étaient présents : des syndicalistes français (Solidaires, CNT-SO et CNT-f), de l’État espagnol (CGT-e, IAC – syndicat indépendantiste catalan –, Intersindical, Gesthua – syndicat catalan –, LAB – syndicat indépendantiste d’Euskadi).

Après un tour de table sur les réalités sociales et syndicales des deux côtés de la frontière, se sont dessinées au cours du débat des thématiques que nous souhaitions retenir et qui feront l’objet l’après-midi d’ateliers spécifiques :

  • La répression syndicale et la criminalisation du mouvement social.
  • La question des travailleurs et travailleuses transfrontaliers et les problématiques liées à cette réalité (différences de statuts et de droits du travail entre les deux pays).
  • L’incitation au jumelage de syndicats locaux et/ou de même secteurs des deux côtés de la « frontière ».
  • Sur la question du droit pour tous et toutes à la santé, un travail est entamé autour de la disparition des hôpitaux de proximité et ses conséquences notamment sur les services d’urgences et les maternités. Est envisagé un jumelage de comités de défense de ces hôpitaux et aussi sur les conséquences de la création d’un hôpital transfrontalier à Puigcerdá.
  • Du fait de la proximité géographique d’Andorre, aura lieu dans la principauté, dans les mois qui viennent, une action sur le thème des paradis fiscaux et de la fraude fiscale.
  • Service public ferroviaire et besoins de la population sur la zone Barcelone/Perpignan/Toulouse et donc les grandes insuffisances actuelles.

Actions dans des localités frontalières

Enfin, des points d’informations ont été exposés par certaines délégations : le syndicat Intersindical a présenté sa campagne pour le 8 mars :« Espace libre de machisme » ; l’IAC a évoqué la lutte des chauffeurs et chauffeuses de bus de la ville de Saragosse en grève depuis plusieurs semaines.

Sur la thématique de la répression syndicale et de la criminalisation du mouvement social, en lien avec les réalités de l’État français (instauration de l’état d’urgence) et celles de l’État espagnol (application de la « loi bâillon », ley mordaza), une initiative commune a été validée. En écho au rassemblement qui aura lieu à Genève devant le siège de l’OIT début juin 2016, il est décidé de mettre sur pied, le samedi 11 juin 2016, différentes actions dans des localités frontalières.

Ces manifestations permettront l’intervention et la jonction d’équipes syndicales des deux côtés des Pyrénées (Perpignan, San Sebastián), mais aussi plus largement et simultanément, si possible, dans d’autres villes du sud de la France (Rodez, Nîmes, Toulouse par exemple). Un autre rencontre syndicale transfrontalière aura lieu à l’automne 2016. Cette première réunion à Toulouse, constitue, en tout cas, une étape supplémentaire dans la construction d’une coordination internationale du syndicalisme de lutte. À suivre...

Jérémie (AL Gard)

 
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