SNCF : Manifestation nationale unitaire des cheminot(e)s le 25/11

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Les huit fédérations syndicales [1] de la SNCF ont décidé d’appeler ensemble à une manifestation nationale, le 25 novembre. Les mots d’ordre portent sur 5 axes : la défense du serice public, l’avenir du Fret, l’emploi, les salaires et la défense du droit de grève. Cette date, bien éloignée de la traditionnelle « rentrée », est le reflet d’une situation sociale qui n’est pas simple.

Un front unitaire existe autour de cette initiative. C’est un phénomène important, qui peut aider à la mobilisation… à condition que les forces les plus dynamiques parmi les cheminot(e)s s’en servent bien comme un point d’appui et ne se réfugient pas dans un « radicalisme » de façade, rejetant d’emblée cette initiative « pas assez dure » et certaines organisations syndicales que l’on sait modérées, au risque de diviser les cheminot(e)s à la base.

Cette perspective de manifestation, fixée plusieurs mois à l’avance, n’est pas suffisante, c’est certain. Mais, dans la période, que fallait-il espérer de mieux ? Qui prétendrait sérieusement qu’un appel à une grève reconductible, lancé ainsi à froid en septembre aurait eu un sens ? Même si c’est cela qu’il faut construire.

D’ailleurs, il est évident qu’un tel appel n’aurait pu être le fait que d’une infime minorité de fédérations syndicales (au mieux, SUD-Rail, FO). Ce mouvement fort, reconductible en assemblée générale, coordonné nationalement, reste bien à construire.

Ce n’est pas qu’une affaire de positionnement des fédérations syndicales. Ce qui importe le plus aujourd’hui, c’est de redonner l’envie de lutter, l’espoir, une perspective au plus grand nombre de salarié(e)s. Cela passe par un projet de société, des idées de justice sociale ou d’autogestion traduites au plus près du vécu quotidien des travailleur(se)s, mais aussi par l’organisation de grèves locales, catégorielles, qui soient victorieuses. On ne bâtit pas une lutte dure quand les salarié(e)s n’ont pas confiance en elles/eux.

Cette manifestation doit donc être comprise et utilisée comme un tremplin pour aller plus loin, le plus rapidement possible. Si les militant(e)s cheminot(e)s CGT et SUD-Rail mobilisent pour le 25 novembre en expliquant bien qu’on ne pourra en rester là, qu’une suite doit être proposée par les fédérations, si l’idée de faire du 25 novembre un moment de convergence des luttes (le délai le permet) est développée par les camarades d’autres secteurs professionnels, des réseaux de lutte contre la précarité, des associations de chômeur(se)s… un autre 25 novembre est alors possible !

C. Mouldi (AL Rail)

[11. CGT, SUD-Rail, UNSA, CFDT, FO, CFTC, FGAAC, CGC.

 
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