Iran

Sarko-Kouchner : la surenchère belliciste

Version imprimable de cet article Version imprimable


Après avoir cet été, lors d’une visite en Irak, reconnu le gouvernement d’Irak et donné des gages à la politique de Bush au moment même où il est de plus en plus isolé, l’Etat français contribue à alimenter le climat de tension internationale avec les déclarations belliqueuses du ministres des Affaires étrangères à l’encontre de l’Iran.

Le régime iranien est réactionnaire et dictatorial. Nous le distinguons du peuple iranien que nous soutenons pour qu’il puisse s’émanciper d’une telle tyrannie. Nous rejetons toute tentative guerrière contre l’Iran qui, comme en Irak contribuerait à asservir le peuple iranien et renforcerait les prétentions des puissances occidentales qui souhaitent avant tout contrôler les puits de pétrole.

Le danger nucléaire dans la région ne vient pas du seul Iran, mais aussi du fait que Pakistan, Inde, Chine et Israël possèdent l’arme atomique, que des pays à l’instar de la France contribuent à la prolifération nucléaire ainsi qu’on l’a encore vu récemment avec la Libye. Quant aux Etats-Unis ils sont en train de négocier un gros marché de nucléaire civil avec l’Inde qui n’est pas signataire du traité de non-prolifération. Les Etats impérialistes comme la France et les Etats-Unis, qui figurent par ailleurs au premier rang des puissances nucléaires, n’ont aucune légitimité pour prétendre dicter leur loi.

La solution ne viendra pas de la mise au pas militaire de l’Iran, mais d’une dénucléarisation généralisée. Non seulement la France tourne le dos à une telle politique, mais elle donne dans la surenchère arrogante et provocatrice.

Il faut dénoncer le plus largement possible ce nouvel exemple des prétentions impérialistes d’un Etat français tellement décomplexé qu’il n’hésite pas à afficher ses intentions guerrières. De même, il est urgent de prendre conscience qu’une telle politique contribue à rendre le monde un peu plus dangereux. Le désastre irakien devrait servir de leçon.

Alternative libertaire, le 19 septembre 2007

 
☰ Accès rapide
Retour en haut