Tchéquie : État de guerre pour l’Otan à Prague

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Les 21 et 22 novembre, Prague accueillait le sommet de l’OTAN qui a été marqué par l’intégration en son sein de plusieurs pays de l’ex-bloc soviétique, ainsi que par le renforcement de la mainmise des États-Unis sur cette institution militaire internationale.

Au même moment se sont tenues des actions de rue de protestation anti-OTAN et de solidarité avec les anticapitalistes tchèques en Roumanie, et aux frontières en Allemagne, en Pologne, en Autriche et en Slovaquie.

En République tchèque, le point d’orgue de la mobilisation a été une manifestation qui a rassemblé le 21 novembre à Prague entre 2 500 et 3 000 personnes venues de toutes les régions de la République tchèque.

À noter également la présence de manifestants et manifestantes venu(e)s de Pologne et de Slovénie.

Une manifestation organisée par la Plate-forme anti-OTAN d’inspiration nettement libertaire et dans laquelle on retrouvait des mouvements comme la CSAF (FA tchèque), l’Alliance féministe du 8 mars ou encore nos camarades de l’Organisation révolutionnaire anarchiste Solidarita (membre de Solidarité international libertaire).

Contrairement à ce que voulait l’État tchèque la manifestation s’est déroulée sans incident, le but des manifestant(e)s et tout particulièrement des anarchistes était de démontrer qu’il existe une opposition à l’OTAN, d’informer la population sur une alternative possible à la domination militariste et capitaliste et de ne pas aller à l’affrontement comme la police les y invitait après avoir monté de multiples provocations dans lesquelles personne, membres du black bloc, compris n’est tombé.

Des provocations qui consistaient en la présence de 12 000 policiers et 4 500 militaires, mais aussi dans une campagne de peur relevant de la guerre psychologique diligentée par les autorités et des médias au diapason qui s’est, en fait, traduite par la fermeture de nombreux commerces et le départ de 200 000 Pragois et Pragoises (oui 200 000 !) à qui les autorités avaient promis l’apocalypse.

d’après Novost (n° 9, novembre 2002)

 
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