Un communiste libertaire dans les YPG #02 : Arriver au Rojava, un jeu d’enfant ?

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« Pour ma part je m’étais fait une montagne de cette entreprise. J’étais à moitié persuadé, en mon for intérieur, que je n’y arriverais jamais. »


Alternative libertaire reproduit les billets du blog Kurdistan-Autogestion-Révolution, carnet de voyage d’un camarade engagé au sein des YPG.

Au fil des semaines, il témoignera de la vie au sein des milices combattantes, des débats qui s’y mènent et de l’expérience du confédéralisme démocratique dans les zones libérées.


Académie de formation des YPG pour les volontaires étrangers, canton de Cizîrê, le 12 avril 2017

Aujourd’hui un billet assez succinct ! D’une part parce que je ne voudrais pas donner trop de détails sur l’itinéraire et le passage des frontières par les volontaires étrangers. D’autre part, parce que l’expérience a déjà été amplement décrite par le camarade répondant au pseudo de Vicomte de Valnoir.

Quelques remarques toutefois, pour celles ou ceux qui seraient tenté.es de faire le grand voyage, mais auraient quelques hésitations quant à la faisabilité de la chose : avec un peu de préparation, parvenir au Rojava est tout sauf insurmontable. Donc quelques petits conseils : évitez les vols directs vers votre destination ; préférez un premier vol pour sortir de l’espace Schengen, puis un second pour votre destination ; voyagez léger ou, dans le cas contraire, comme moi vous serez obliger d’abandonner du matos ; préparez une bonne histoire au cas où vous tomberiez sur un douanier un peu zélé.

Pour ma part je m’étais fait une montagne de cette entreprise. J’étais à moitié persuadé, en mon for intérieur, que je n’y arriverais jamais. Puis, finalement, je dois dire que mon dernier voyage en stop était bien plus laborieux que celui-ci !

Je ne veux bien évidemment pas nier les difficultés ou les dangers sur la route du Rojava. Il est vrai que j’ai eu moi-même énormément de chance. Il y a tellement de facteurs qui rentrent en compte : la situation géopolitique mondiale, régionale, locale, la situation militaire ou bien même ce qu’a mangé au petit matin le fonctionnaire en face de vous... La chance est peut être, au final, le facteur le plus important... et donc un impondérable.

En somme avec un minimum de préparation rigoureuse vous serez prêt.es à nous rejoindre si l’envie vous dit. D’ailleurs si vous voulez quelques conseils plus précis, n’hésitez pas à me contacter via ce blog !

 
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