Xe congrès d’AL (Angers, 2010)

Une ouverture politique impliquant de nouvelles responsabilités pour Alternative libertaire

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Un contexte politique extrêmement mouvant

1. Une ouverture politique pour les idées anticapitalistes et révolutionnaires

Depuis la mobilisation contre le TCE en 2005 et la victoire contre le CPE en 2006 une nouvelle période politique s’est ouverte, nous sortant de la morosité créée par la défaite de 2003. Ces deux mobilisations politiques et sociales majeures, menées par des moyens bien distincts, servent ainsi de références à une bonne partie des luttes de ces cinq dernières années. Alternative libertaire a été pleinement investie dans ces deux luttes et a largement su tirer parti de cette période, comme la plupart des organisations anticapitalistes.

Une nouvelle radicalité s’est accrue avec la crise économique débutée en 2008. Les idées anticapitalistes, voire révolutionnaires, rencontrent ainsi une audience croissante très large chez les travailleuses et les travailleurs et dans la jeunesse. Cependant, les organisations anticapitalistes sont très faibles et, bien qu’elles se développent, elles n’arrivent pas à rendre audible une alternative crédible au capitalisme. Cette faiblesse et cette division proviennent aussi d’une incapacité à élaborer un projet de société alternatif.

Ainsi, s’il y a aujourd’hui de nombreuses luttes dans le pays, elles sont le plus souvent éclatées, éparses et mises en échec par le pouvoir, et les perspectives de mouvements de masse victorieux semblent donc se rétrécir. Par exemple, la jeunesse, encouragée par la victoire du CPE, a connu deux mouvements de masses dans les facs contre la LRU, qui se sont soldés par des échecs retentissants.

Un reflux généralisé pourrait arriver plus vite qu’on ne l’imagine en l’absence de mouvement d’ensemble débouchant sur une victoire. Cette contradiction entre d’un côté une chute de crédibilité du capitalisme et l’émergence d’une nouvelle radicalité, de l’autre l’incapacité du mouvement social à organiser la riposte, pousse les organisations politiques actuelles à faire évoluer leurs interventions et leurs structures.

À ce stade, il est nécessaire de définir deux concepts qu’AL emploie souvent sans qu’ils soient toujours bien définis : « mouvement social » et « gauche de la rue ».

Mouvement social : c’est l’ensemble des structures – associations militantes (AC !, DAL, Droits devant !!, groupes féministes…) et des syndicats de lutte (qu’on trouve le plus souvent au sein de la CGT et de SUD-Solidaires) – qui regroupent la fraction la plus militante du prolétariat, dans sa diversité.

« Gauche de la rue » : ensemble moins clairement délimité, il recouvre des gens pas nécessairement anarchistes ou révolutionnaires conscients, mais qui ont l’intuition ou la conviction que, fondamentalement, on ne gagne des choses que par les luttes collectives.

2. Une crise de la social-démocratie toujours plus profonde

AL avait analysé, lors de son IXe congrès en 2008, la profondeur de la crise dans laquelle la social-démocratie était engagée. Celle-ci ne semble que s’aggraver, la social-démocratie étant ralliée au libéralisme, elle est incapable de se positionner dans les débats engendrés par la crise économique et sociale.

Les travailleurs et les travailleuses se retrouvent sans aucune perspective de changement institutionnel majeur, ce qui ne veut évidemment pas dire que l’action extra-institutionnelle va devenir pour elles et eux l’alternative évidente.

Le PCF continue de faire le grand écart entre la collaboration avec le PS, qui n’hésite plus à lui marcher dessus quand cela l’arrange comme aux élections municipales de 2008, et la perspective de création d’un pôle réformiste autonome du PS avec le Parti de Gauche.

Les Verts semblent en partie bénéficier de la crise du PS, électoralement et idéologiquement. Mais leur programme politique est de plus en plus flou et consensuel, tiraillé entre prise en compte de questions sociales et une écologie parfaitement soluble dans un capitalisme synonyme de destruction de la planète. Le rassemblement Europe Écologie, peut réussir à créer un espace dans les élections pour un pôle écologiste réformiste, soluble dans le capitalisme, qui éloigne de plus en plus ce parti des mobilisations de rues. Une partie de la gauche des Verts s’en est éloignée progressivement pour rejoindre la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique ou le Parti de Gauche.

3. Redistribution des cartes à gauche, mais accroissement de la polarisation sur les élections

La plupart des organisations anticapitalistes ont bien saisi ce qu’impliquait la crise économique et la crise de la social-démocratie. Ainsi, de nombreuses recompositions ou auto-dépassements ont eu lieu depuis 2007 : transformation de la LCR en Nouveau Parti anticapitaliste, du PT en Parti ouvrier indépendant, sortie du Parti de gauche du PS et création du Front de gauche (rassemblement autour du PCF et du Parti de Gauche), regroupement des Alternatifs, des collectifs antilibéraux et des Communistes unitaires au sein de la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique. Ces initiatives ne sont pas toutes comparables, mais participent toutes à une volonté de ne pas rester figé. Tout en cherchant à élargir leur audience électorale, aucune de ces organisations n’a sérieusement remis en débat ses pratiques politiques, notamment son rapport aux institutions.

Le NPA constitue aujourd’hui une des organisations anticapitalistes les plus dynamiques et présentes sur le terrain. Les militantes et militants d’AL se retrouvent souvent aux côtés de celles et ceux du NPA pour impulser luttes et cadres unitaires, dans les villes, les quartiers et à l’échelle nationale. Et c’est très positif.

Ce qui l’est moins, c’est que le NPA a tendance dans un certain nombre de villes et de luttes à adopter des réflexes et comportements hégémoniques au point de se croire le seul pôle de regroupement anticapitaliste ce qui l’amène dans les fait à considérer comme obsolète une démarche qui consiste à regrouper les anticapitalistes dans un espace pluraliste, unitaire et tourné vers le débat et l’action. Il lui arrive d’évoquer la perspective d’un front anticapitaliste mais en limitant cette option à un niveau électoral, ce qui est extrêmement réducteur et dommageable.

On aurait tort de croire que cet électoralisme est anecdotique. Il correspond à une stratégie directrice qui était celle de la LCR de jadis, et qui se perpétue par défaut dans le NPA dans la mesure où celui-ci, même s’il est d’une nature différente de la LCR, n’a pas renouvelé sa stratégie de transformation sociale.

Cette stratégie ne se donne pas pour objectif de construire le mouvement social dans l’opposition aux institutions républicaines, mais de le représenter dans ces institutions. D’où un engagement, par exemple, pour le scrutin proportionnel aux législatives, qui permettrait d’envoyer des révolutionnaires au Palais-Bourbon. Cette ambition colle avec le vieux schéma selon lequel, en cas de prise du pouvoir, le parti révolutionnaire exercera le pouvoir étatique « avec l’appui » des mouvements sociaux et syndicaux.

Ce schéma est nocif au mouvement populaire et à une authentique démocratie de base. Pendant des années, il a été incarné par le PT brésilien, référence majeure de la gauche radicale mondiale, soigneusement escamotée après sa trahison néolibérale. C’est sans doute aujourd’hui dans le chavisme qu’il trouve son expression la plus aboutie.

A contrario de ce modèle étatiste, les communistes libertaires prétendent que le mouvement social doit s’ériger lui-même en force politique autonome et extraparlementaire, définir sa propre ligne, son propre calendrier. C’est la condition sine qua non pour qu’en cas de crise révolutionnaire, il soit en mesure d’exercer un double pouvoir concurrençant celui de l’État, en vue de le supplanter et de poser les bases d’une véritable démocratie autogestionnaire.

Ainsi, l’ensemble des organisations politiques de la gauche sociale, à l’exception des libertaires, vont se polariser sur la présidentielle et les législatives durant les deux années qui suivront le Xe congrès d’AL. Cela ne signifie pas qu’il n’y aura pas de luttes, comme l’ont montré les élections de 2007 durant lesquelles la gauche de la rue est restée active (grève emblématiques à PSA, EADS, Airbus, grèves de sans-papiers etc.). Mais aucune de ces organisations politiques ne fera l’analyse et la promotion de ces luttes éventuelles sous un angle extra-institutionnel.

4. Le mouvement libertaire en difficulté

Seules les organisations libertaires pourraient faire entendre une autre voix. Mais elles semblent actuellement en panne de perspectives, les idées libertaires et révolutionnaires peinant à percer dans un climat de morosité et de défaitisme social. En 1995, No Pasaran commençait à traverser une crise significative, mais la CNT, qui préparait son envol depuis une dizaine d’années, a su prendre le relais. Un pôle libertaire animé par la CNT a ainsi fait jeu égal avec les autres courants politiques durant l’après-95, à travers l’impulsion de luttes, la constitution de cortèges visibles en manifs, d’évènements politiques réguliers et le développement d’une contre-culture. AL a bénéficié de ce regain de visibilité, tout en développant une intervention politique différente de celles des autres organisations libertaires. Il n’est malheureusement pas sûr que la CNT se relève avant plusieurs années de la crise qu’elle traverse.

La FA se maintient avec son hebdomadaire, sa radio et son réseau de diffusion (édition, librairies) et son activité en faveur de la propagation des idées anarchistes, mais sans l’articuler nécessairement avec une implication dans les mobilisations plus larges et les dynamiques unitaires et donc sans se donner les moyens de peser politiquement dans ces mêmes mobilisations.

AL et la Coordination des groupes anarchistes (CGA) se maintiennent et connaissent dans certaines régions un développement qui reste encore modeste. La CGA se veut strictement anarchiste-communiste mais rassemble des militantes et des militants de sensibilités parfois assez éloignées, allant du plate-formisme classique à une inclinaison prononcée pour l’autonomie. Entre AL et CGA, il y a un certain nombre de points communs comme l’implication dans les luttes (sans-papiers, jeunesse, entreprises, syndicalisme…) et parfois des analyses proches. Pour autant nos pratiques et nos stratégies dans ces mêmes luttes ne sont pas similaires, notamment sur la question de l’unité des anticapitalistes. Dans certaines villes les relations entre nos deux organisations sont cordiales et constructives, dans d’autres les divergences sur les pratiques sont telles que cela rend impossible toute action commune. Il serait donc souhaitable d’entretenir une habitude de dialogue avec la CGA pour mieux comprendre où se situent les clivages et voir s’ils peuvent être dépassés, sans se baser uniquement sur les relations que peuvent avoir certains CAL avec certains groupes de la CGA.

Pour AL, l’unité des libertaires ne saurait être un dogme ou un moment aussi convenu que celui qui se limite à une photo de famille dans les grandes occasions. Elle n’est en aucun cas l’expression d’un repli. La conception d’AL de l’unité avec les libertaires comme avec les autres courants révolutionnaires et plus largement anticapitalistes se veut dynamique. L’unité a un sens quand elle permet, à un moment-clef, de créer une dynamique, voire une majorité d’idées anticapitalistes, autogestionnaires, anti-autoritaires, féministes, écologistes et antiracistes, et donc ne s’adresse pas aux seuls militantes et militants convaincus d’avance. Elle s’articule toujours avec les luttes, les contre-pouvoirs et les expériences dans lesquelles il appartient à AL de défendre de façon non sectaire pratiques, idées et projet de société libertaire. Elle ne peut être conditionnée par l’acceptation préalable de la part des opprimé-e-s d’une éthique libertaire clef en main à prendre ou à laisser.

La mouvance libertaire est moins visible depuis quelques années. Cela ne signifie pas qu’elle est inexistante, mais qu’elle ne trouve plus son point de ralliement, et qu’elle n’a plus de centre de gravité. AL a pensé pendant un temps pouvoir servir de point de ralliement pour la mouvance libertaire en « déshérence ». Mais force est de constater que la plupart des militantes et les militants quittant la CNT se recentrent sur le syndicalisme à SUD ou à la CGT, arrêtent de militer ou vont au NPA (et en ressortent apparemment rapidement). Aucune organisation libertaire n’est actuellement en capacité de jouer le rôle de la CNT durant l’après-95.

Ainsi, ce n’est pas le regroupement pour lui-même de la mouvance libertaire qui permettra de sortir du trou d’air. La priorité pour AL est de cristalliser, au sein de l’ensemble de la « gauche de la rue », dans les réseaux de lutte et parmi les syndicalistes combatifs, un courant communiste libertaire. L’enjeu est de faire vivre cette « gauche de la rue » non comme un marchepied électoral, mais comme une force politique extraparlementaire à part entière. C’est cette stratégie qu’AL propose à l’ensemble des militantes et des militants libertaires actifs dans les mouvements sociaux, ainsi qu’aux autres organisations libertaires.

Front social, front anticapitaliste et construction d’AL, un triptyque d’intervention

1. Une double intervention dans le front social

L’intervention des collectifs pour une Alternative libertaire (CAL) se découpe en trois fronts. Il y a d’abord le front social. Les militantes et les militants d’AL y intervient en premier lieu en tant que syndicalistes ou militants associatifs, pas directement au nom d’AL. AL défend au sein des organisations du mouvement social une orientation stratégique. Il ne s’agit ni d’instrumentalisation, puisque les militants communistes libertaires dans le respect des cadres démocratiques de ces organisations, ni de fractionnisme, puisque l’une des orientations d’AL consiste à faire vivre le débat autour de la stratégie d’action et du projet de société au sein des organisations du mouvement social et à combattre la délégation de ces débats aux organisations politiques.

AL intervient également directement dans le front social, au sein de collectifs unitaires souvent. Nous ne pensons pas que ces actions unitaires doivent, en général, se restreindre aux organisations anticapitalistes. Par contre, la présence de la gauche institutionnelle, le PS par exemple, dans ces collectifs implique d’y mener des combats politiques.

2. Les fronts anticapitalistes : une théorisation pertinente, une mise en pratique insatisfaisante

Lors du IXe congrès d’AL, la stratégie des fronts anticapitalistes a été théorisée. La volonté de créer des structures larges anticapitalistes, qui se situent sur le terrain de lutte extraparlementaire avec pour objectif de soutenir et d’impulser de nouvelles luttes, semble bonne. Dans les deux années qui ont suivi, les CAL ont tenté de mettre en application cette stratégie. Il est temps maintenant de mettre cette théorie à l’épreuve des faits puisqu’AL a un peu de recul sur la mise en pratique.

Force est de constater que la mise en pratique n’a pas été à la hauteur des enjeux qu’AL s’était fixés. Quelques CAL ont réussi à lancer l’initiative mais cela n’a pas toujours été suivi dans le temps. L’expérience du CAL Paris Nord-Est est la plus positive. Le front anticapitaliste a réussi à s’imposer dans le paysage militant local voir à devenir incontournable. Le bilan est assez positif à différents points de vue (travail unitaire, soutien aux luttes, impulsion sur certaines...). En dehors de ce cas qui constitue une mise pratique convenable, la situation à l’échelle fédérale ne fut pas aussi favorable. De nombreux « petits » CAL ne se sont pas senti les forces de porter ce projet, d’autres ont vu leurs propositions sans lendemain. Quels sont donc les facteurs qui ont fait obstacle à la mise en pratique de cette stratégie ?

Une stratégie politique qui demande des forces militantes

Le premier élément que demande cette stratégie est une capacité d’investissement importante. Lancer une structure comme celle d’un front anticapitaliste nécessite un investissement important des CAL et nous avons vu que tous les CAL ne sont pas en mesure de tenir ces objectifs. Parce qu’ils sont à l’initiative (cela nécessite donc d’être moteur) et qu’il s’agit de la faire vivre dans le temps, une nouvelle structure n’est pas tenable pour beaucoup de CAL à l’heure actuelle.

La question des partenaires

Si cette stratégie peu plaire à certains de nos partenaires habituels sur le papier, dans les faits elle ne fait pas partie de leurs priorités. D’abord parce que leur vision de l’unité a été trop souvent réduite à « l’unité c’est chez nous ». D’autre part, il ne faut pas sous-estimer l’orientation stratégique électorale qui, par voie de conséquence, les conduisent à mettre moins de force dans une structure qui a pour unique objectif la lutte extraparlementaire. On revient sur la question de nos moyens pour tenir ce genre de structure notamment en période électorale. Il a été noté également le déséquilibre de force sur certaines villes entre l’AL et ses partenaires comme un obstacle à la mise en pratique des fronts.

Le contexte de ces deux dernières années

AL ne peut pas faire abstraction du contexte qui a été dominé par de nombreuses recompositions politiques. La priorité de plusieurs organisations étaient la construction interne, la légitimation de ces transformations/recompositions voire des stratégies d’alliances électorales. Il est clair que ce contexte a porté ombrage à leur mise en place.

Si la mise en pratique de la stratégie des fronts anticapitalistes n’a pas été au rendez-vous, il ne faut pas pour autant l’éliminer totalement de la stratégie politique d’AL. En revanche, la présenter comme unique stratégie fédérale pour les deux ans qui viennent, sans tenir compte du bilan plus que mitigé, c’est aller dans une impasse stratégique. Cette stratégie pourrait être relancée lorsqu’Alternative libertaire aura de plus gros moyen pour la mettre en pratique.

Renforcer la stratégie de lutte extra-parlementaire

Si la stratégie de lutte, pour AL, se situe sur le terrain extraparlementaire, il semble qu’il faut faire un travail pour la mettre en évidence. A l’heure actuelle, cette stratégie est diffusée en trame de fond de quasiment toute l’intervention publique d’AL mais manque de visibilité en temps que telle. Il semble nécessaire de l’étoffer théoriquement et qu’Alternative libertaire se dote de matériel spécifique sur le sujet pour faire connaître largement cette stratégie (textes, quatre pages, affiches, trame de réunion publique, dossier dans le journal...). Ce sera d’autant plus un support permettant de relancer les fronts anticapitaliste ultérieurement.

De nouvelles responsabilités pour AL

Enfin, AL intervient directement à travers des tracts, des initiatives publiques, des ventes de journaux, des sites Internet, des affiches etc. La structuration de cette activité est détaillé dans la partie 5 de ce congrès, mais on peut d’ores et déjà déduire plusieurs conclusions des constats précédents.

Tout d’abord, l’émergence d’une nouvelle radicalité et la crise de crédibilité du capitalisme doivent inciter à accroître la visibilité d’AL auprès de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs. AL ne doit négliger ni l’intervention dans le front social, car la construction d’une riposte d’ensemble est vitale aujourd’hui, ni son intervention spécifique, car il y a aujourd’hui une ouverture pour les idées anticapitalistes et révolutionnaires.

Or AL pèche largement dans son intervention de masse. Ainsi, l’intervention des CAL est souvent soit celle d’un groupuscule syndicaliste révolutionnaire, négligeant ainsi l’intervention spécifique d’AL, soit celle d’un groupuscule gauchiste, ne s’adressant qu’aux militantes et aux militants déjà politisés et se focalisant sur des débats idéologiques ou sur son positionnement par rapport aux autres organisations. Aussi il faut en finir avec ces réflexes « groupusculaires » pour pouvoir s’adresser à l’ensemble des opprimé-e-s.

AL doit faire davantage d’efforts pour donner une visibilité dans l’espace public au mouvement communiste libertaire : fêtes locales et nationale, cortèges en manifestations, pôles de diffusion, etc. : pour une organisation non électoraliste, l’occupation de la rue est un exercice vital.

 
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