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migrantes, migrants, réfugié-es : personne n’est illégal

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Les grandes gueules du FN et de l’ex-UMP hurlent dans les médias qu’une vague de migrant-e-s serait sur le point de submerger la France et de menacer sa « culture ». Pendant ce temps-là, le gouvernement PS prétend qu’il veut accueillir des réfugié-es mais les chiffres qu’il annonce sont dérisoires et il continue d’expulser, de déplacer et de repousser les migrant-es. Face tous ces politiciens qui essaient de faire peur à la population pour rafler des voix, nous continuerons de répéter que la solution, c’est la liberté de circulation.

Les migrant-es ne volent pas le travail des autres

Premier argument utilisé dans les discours xénophobes : celui du chômage et du manque de richesses. D’après ce qu’on nous raconte, il n’y aurait pas suffisamment de travail pour tout le monde et on ne pourrait pas accueillir « toute la misère du monde ». Mais il faudrait quand même rappeler que les migrant-es consomment, produisent, créent des richesses, etc. Les migrant-es ne prennent le travail de personne mais participent directement à l’activité économique.

Et qui voudrait nous faire croire que les autres travailleurs et travailleuses se battent pour avoir les boulots sous-payés, risqués et parfois non-déclarés qu’occupent les migrant-es ? Les agitateurs de droite et d’extrême droite veulent faire passer les migrant-es pour des parasites mais, bien souvent, ils ne touchent aucune aide sociale (parce qu’ils sont en situation irrégulière) et, dans tous les cas, ils rapportent à la société bien plus qu’ils ne lui « coûtent ».


Tract AL Personne n’est illégal

Les migrant-es n’envahissent personne

Deuxième argument utilisé dans les discours racistes : « l’identité culturelle » de la France serait menacée par des migrations massives. Prenons une calculatrice : même si la France accueillait du jour au lendemain 500.000 migrant-es, cela représenterait moins de 1% de la population. Au niveau de l’Union européenne, c’est encore plus clair : 1 million de réfugié-es pour 500 millions d’habitant-es, cela fait 0,2% de la population... Et on nous parle d’invasion ?

Avant la fermeture des frontières en 1974, il n’y a jamais eu de raz-de marée migratoire en France malgré les guerres et les famines dans le monde. Plutôt que de dépenser des mil- lions d’euros pour bâtir des murs, sur- veiller des frontières et construire des centres de rétention indignes, la solution c’est de rétablir la liberté de circulation et d’investir dans l’accueil plutôt que la répression.

Il y a des logements pour toutes et tous

Dernier argument utilisé par les responsables politiques qui refusent d’accueillir des migrant-es : le manque de logements. Bien sûr, il y a un problème de logement en France, qui ne touche pas que les migrant-es, mais ce problème serait réglé rapidement si on se décidait à réquisitionner les dizaines de milliers de mètres carrés de logements laissés libres par les spéculateurs immobiliers. Comme pour la répartition des richesses, la solution au problème du logement ce n’est pas la sélection et l’exclusion mais la mise en commun et le partage.

Nous défendons :

  • la liberté de circulation et d’installation
  • l’arrêt des arrestations arbitraires
  • la fermeture des centres de rétention
  • l’arrêt des expulsions
  • la régularisation de toutes et tous les sans-papiers.
 
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