C’était la revendication de départ du syndicat Cgt de l’entreprise, à savoir que Renault reprenne la SBFM, avec zéro licenciement et un véritable plan de développement industriel qui passe notamment par une modernisation de l’outil de production (laissé à l’abandon par les actionnaires successifs depuis 1997).
Après trois manifestations de masse regroupant plusieurs milliers de personnes, après deux semaines de grève et de blocage de l’usine ponctuées tous les jours par des actions d’éclat en direction des pouvoirs publics et du Medef local, les ouvriers de la SBFM peuvent être fiers de ne pas avoir cédé d’un pouce sur leurs revendications, d’avoir mené le combat jusqu’au bout dans un contexte où la plupart des salariés en butte aux licenciements sont sur la défensive.
C’est un exemple de combativité et de détermination dont il faudra tirer toutes les leçons, positives et négatives aussi. Les ouvriers de la SBFM, jeunes et plus anciens ont montré une solidarité sans faille dans les moments les plus critiques. Ils ont fait honneur à la tradition de lutte ouvrière qui a toujours caractérisé la SBFM (anciennement les Forges d’Hennebont). Une bataille a été gagnée, la guerre sociale devra se poursuivre contre les constructeurs automobiles qui débauchent à tour de bras. Cette victoire isolée devrait pouvoir donner plus de volonté à une riposte de l’ensemble du secteur des travailleurs de l’automobile et de la métallurgie que nous appelons, avec d’autres, de nos voeux.
Alternative Libertaire, le 30 juin 2009
avec les correspondants les correspondants du Collectif pour une Alternative libertaire de Lorient
Publié le 1er juillet 2009
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Secrétariat aux relations extérieures
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