Les militant(e)s d’Alternative libertaire, souvent actifs et actives dans les SUD, la CGT ou la CNT, défendent des pratiques de base et un syndicalisme de combat, solidaire, non corporatiste, ayant pour finalité la transformation de la société.
Dans les entreprises et avec les chômeurs, dans les quartiers, les universités, les lycées, chaque lutte peut faire avancer la démocratie autogestionnaire : AG représentatives et souveraines, coordination des luttes sous le mandat impératif de la base…
La « fermeture des frontières » n’a pas bloqué les flux migratoires, elle a simplement plongé les migrant-e-s dans la clandestinité. Rétablir la liberté de circulation est la seule solution au drame quotidien que vivent les travailleurs et travailleuses sans-papiers. Solidaires, opposé-e-s aux expulsions, nous défendons le projet d’un monde sans frontière où chaque personne, sans discrimination, pourra vivre où elle le choisit.
A l’heure du capitalisme mondialisé, nous refusons les replis nationalistes et la logique des « souverainistes ». L’avenir est pour nous à la solidarité et à la coordination internationale des luttes.
L’oppression pèse toujours sur les femmes, premières frappées par l’inégalité salariale, le chômage et la précarisation des emplois, et cibles des violences sexistes. Pas de combat pour la liberté, pas de mouvement social sans lutte pour l’autonomie des femmes !
Risques nucléaires, manipulations génétiques, marchandisation de l’humain, « malbouffe », marées noires : les conséquences du capitalisme sont terrifiantes. Nous défendons une écologie de combat, résolument anticapitaliste, et s’appuyant sur des mobilisations de masse.
Résolument libertaires, nous combattons l’ordre moral, l’homophobie, les superstitions et les religions.
Le commerce des armes, fleuron de l’industrie française, alimente les guerres, tandis que, sous couvert de « missions humanitaires », l’armée reste l’instrument de la politique impérialiste de la France, notamment en Afrique. Plus que jamais, l’opposition à l’institution militaire est une nécessité.
L’occupation militaire de la Tchétchénie, de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Palestine… traduisent la volonté des puissances occidentales de dominer le monde. Nous affirmons le droit à l’autodétermination pour tous les peuples. Dans les « départements et territoires d’Outre-mer », nous apportons notre soutien critique aux militant(e)s qui se battent pour l’indépendance de leur pays.
Le danger fasciste est toujours là, et les idées de l’extrême droite progressent dans la classe politique. Alternative libertaire poursuit son combat antifasciste, tout en affirmant que la clé réside dans un essor du mouvement social. Nous luttons contre toutes les formes de racisme.
Pour une redistribution massive des richesses
Le chômage, la pauvreté, la misère ne résultent pas d’une crise de la production de richesse, mais d’une crise de la répartition du travail et des richesses produites. L’Occident n’a jamais été aussi riche, les dirigeants des grands groupes accaparent des dizaines de milliards de dividendes chaque année, si bien que les inégalités sociales aujourd’hui sont plus marquées qu’au XIXe siècle. Pour éradiquer le chômage et la misère, pour assurer à tous et toutes un revenu et le droit à un emploi, une redistribution massive des richesses et du travail s’impose.
L’alternance de la droite et de la gauche au pouvoir ne change rien à la situation des classes populaires. Nous récusons le mythe d’un parti de gauche « vraiment à gauche » qui changerait la société. Les partis au pouvoir ne font que gérer le capitalisme, et réprimer les mouvements sociaux. À la gauche gouvernementale s’oppose une « gauche de la rue » : celle des associations de lutte et des syndicats combatifs. C’est cette « gauche de la rue » qu’il faut fédérer pour construire l’alternative.
Les libéraux remettent en cause ce qui s’est imposé, le plus souvent sous la pression du mouvement social, à l’État et au droit : égalité devant les services publics, protection des travailleurs, redistribution, même partielle, des richesses. Ce que les libertaires combattent dans l’État, c’est au contraire ce qui sert les intérêts des classes dirigeantes en étouffant la liberté et en dépossédant les citoyens de tout pouvoir réel.
Anticapitalistes, nous nous opposons aux libéraux sur la question de l’État. Si nous défendons les services publics et tout ce qui concourt à la solidarité, nous combattons l’État en tant qu’institution répressive et de contrôle social.
Publié le 27 avril 2006 3611 visites