Edito : Et Maintenant ?

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Le temps des élections s’éloigne… pour revenir en juin avec les législatives. Mais la joute électorale ne masque pas une crise sociale qui s’aggrave de jour en jour pour des millions de travailleurs et de travailleuses, avec ou sans emploi, précaires, à temps partiel imposé… qui, lorsqu’ils et elles ne sont pas en butte aux licenciements pour gaver plus encore des actionnaires repus, vivent de plus en plus mal de leur travail, y souffrent, quand ils et elles n’ont pas basculé sous le seuil de pauvreté. L’appétit carnassier d’un système capitaliste toujours plus avide de profits, quitte à détruire l’écosystème, met la planète en lambeaux.

La crise économique, financière, sociale et écologique a de sérieux airs de crise de civilisation. Un peu partout en Europe, ce sont les partis d’extrême-droite qui se tiennent en embuscade, prêt à prospérer sur le terreau de la misère.

En Grèce les fascistes se préparent à accroître leur implantation parlementaire, en Hongrie ils sont quasiment au pouvoir et en France, Marine Le Pen a rassemblé les suffrages de près de 6 millions d’électeurs et d’électrices.

Le mouvement social, les organisations ouvrières, doivent faire face à une responsabilité historique. Celle de dessiner un autre futur en faisant le choix d’un affrontement social d’ampleur appuyé sur la solidarité de classe contre l’ennemi commun. Non pas l’immigré, « l’assisté », mais l’exploiteur, le capitaliste, l’affameur.

Plus que jamais la question centrale reste : « socialisme ou barbarie ? »

Alternative libertaire, le 25 avril 2012

 
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