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Défendons nos services publics : Redressons la tête le 22 mars

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Attaques sociales sans précédent, résistances éparpillées mais réelles, le printemps 2018 nous offrira-t-il l’occasion d’un mouvement social puissant pour stopper Macron et regagner le terrain perdu ces dernières années ? Les puissants ne sont forts que de notre résignation.

Emmanuel Macron est un élève d’Alain Juppé. Il est droit dans ses bottes comme Juppé en 1995 mais ce sont des bottes de sept lieues ! Là où les autres cassaient les acquis sociaux avec prudence, Macron a promis de tout casser d’un coup et il tient parole : étudiantes et étudiants touchés par la baisse des APL et par la sélection ; chômeuses et chômeurs touchés par la réforme de l’Unedic ; précaires touché.es par la disparition des contrats aidés ; retraité.es attaqué.es sur leur pension ; situation intenable dans les Ephad ; salarié.es matraqué.es par les ordonnances détruisant le Code du travail, la réforme de la formation professionnelle, la démolition pierre à pierre de la Sécurité sociale et des services publics ; fonctionnaires austérisé.es (blocage des salaires, suppression de 120 000 postes...) ; migrant-e-s pourchassé.es, la liste semble sans fin... Soulignons tout de même que malgré son arrogance, Macron a repoussé la réforme des retraites au printemps 2019... comme quoi il a peur de la goutte qui ferait déborder le vase.

Du local au global

Pour riposer, il faut une convergence, une grève générale. Mais cette solution ne surgira pas, par miracle, à partir de rien. Nous tirons les leçons de la séquence 2016-2017. Cette grève générale reste pourtant le seul moyen pour les travailleurs et les travailleuses de stopper l’offensive gouvernementale et patronale. Pour la construire, il faut d’abord repartir de la base, des revendications locales, professionnelles, d’entreprise. Pour faire converger les luttes, encore faut-il les faire vivre ! Elles ne manquent pas : Air France, Ephad, hôpitaux et même les intérimaires sans papiers d’Île-de-France !

Réussir le 22 et ses suites

L’attaque contre les cheminot.es et le service public des transports pourrait être la fameuse goutte d’eau, le début du vase qui déborde. Pour redonner confiance collective aux salarié.es, la journée d’action nationale du 22 mars doit déjà être un succès dans la fonction publique et à la SNCF. Aussi devons nous faire du 22 une date de ralliement de toutes les luttes en cours : étudiant.es, chômeuses et chômeurs, retraité.es, salarié.es. Toutes et tous ensemble, nous pouvons stopper le bras destructeur de Macron en construisant, dès après le 22, la suite du combat vers la généralisation de la grève sans laquelle nous serons encore perdants ! Les enjeux sont clairs, les responsabilités des salarié.es, des militant.es et des syndicats sont clairement identifiées : dans l’unité, construite en assemblée générale des personnels et en assemblées générales de villes, nous ferons chuter Macron !

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