Droit de grève : le bâton et la carotte

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Toujours au maximum, le Baron. Le Baron Seillière est sur le départ à la retraite de son poste de dirigeant des patrons au Medef. Il devrait prochainement laisser les clefs à un successeur. Mais il nous gratifie toujours de ses fortes pensées réactionnaires.

Ainsi, sur le droit de grève, il déclarait en janvier 2005 : « Le gouvernement manque de courage dans cette affaire. » Et, le Baron a la solution : « Dans l’armée, la police, les prisons, le service minimum existe, alors, pourquoi reconnaître la limitation du droit de grève dans certaines professions (et pas) dans la fonction publique où cela nuit aux Français ? »

En effet, les exemples choisis sont clairs. Dans l’armée et la police, il y a un super service minimum, vu qu’il n’y a pas de droit de grève ! En somme, le Baron s’accommoderait bien d’un service minimum où tout le monde travaille pendant la grève.

Évidemment ces propos n’ont pas été relevés, ni même commentés. Le Baron jouit d’une immunité totale. Il peut tout dire. Mais ses propos en disent long sur l’état d’esprit des patrons et des chroniqueurs de la vie sociale.

Thierry Auréliano

 
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