Edito : Où sont les syndicats ?

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La question vaut le détour. Elle peut être entendue de deux façons.

1/ Où sont les syndicats face à la crise sociale, face aux licenciements ? et 2/ où sont les syndicats, « en haut » ou « en bas » ? Si l’on s’en tient à la première question, force est de constater qu’ils sont dramatiquement absents. Leurs propositions sont celles d’un 7 octobre sans lendemain, ou d’un « dialogue » avec des « partenaires sociaux » censé résoudre les contradictions du capitalisme. Soit, pour paraphraser un célèbre barbu germano-prolétarien, un dialogue libre et non faussé avec « des renards libres dans un poulailler libre ».

La rentrée est donc passée. Sans qu’elle soit sociale. Sans qu’elle résonne de nos colères. Dans de nombreuses boîtes privées, dans de nombreux établissements publics, la stratégie des confédérations syndicales interroge. Doit-on continuer à se promener deux ou trois jours par an ou bien faut-il passer à la vitesse supérieure ? Et c’est quoi la vitesse supérieure ?

Bien sûr il y a les syndicalistes de lutte, à la CGT, à SUD-Solidaires, ou ailleurs. Trop peu nombreuses, trop peu nombreux encore, trop peu coordonnés, mais néanmoins présents… Parce qu’il y a des luttes ! Dans les boîtes menacées, à la Poste ou dans les hôpitaux, on se bat, parfois le dos au mur, parfois avec plus de marge de manœuvre.

C’est cette éthique de l’action qui est aujourd’hui à mettre en débat : on est attaqué ensemble, on se bat ensemble. Ça s’appelle la solidarité de classe. Et si c’était ça le syndicalisme ? Et si c’était ça l’alternative : lutter ensemble, se battre ensemble… et gagner ?

Alternative libertaire, le 29 septembre 2009

 
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