Sécurité sociale : Contre un licenciement arbitraire et raciste

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Jean-Marie Anany est agent administratif à la Caisse régionale d’assurance maladie d’Île-de-France (Cramif) du XIXe arrondissement de Paris depuis près de dix ans. En avril il est victime d’un licenciement… pour prétendue « insuffisance professionnelle ». Cette éviction fait suite à des années de harcèlement moral et de discriminations, car l’origine béninoise de ce salarié français n’est pas du goût de certaines ou certains de ses chefs.

Après avoir encaissé les injures et les pressions pendant des années, il a décidé de se battre. Et c’est précisément ce qui a déplu à la direction générale de la Cramif, puisque suite à son dépôt de plainte pour discrimination et harcèlement moral, sa hiérarchie l’a licencié. Cette procédure est rarissime à la Sécurité sociale, elle l’est moins depuis quelques mois dans un contexte marqué par les projets de restructuration des caisses régionales d’assurance maladie. Face à la faiblesse du soutien syndical et de celui de ses collègues dans un secteur qui n’est pas réputé pour ses traditions de lutte, Jean-Marie a débuté le 11 mai une grève de la faim pour obtenir l’annulation du licenciement et sa réintégration. Depuis cette date, collègues et syndicats ont commencé à se mobiliser. Un comité de soutien associant CGT, CFDT-Cramif et les organisations du XIXe s’est constitué à l’initiative d’Alternative libertaire et du Mouvement des quartiers pour la justice sociale. Il a alerté la presse mais aussi les assuré-e-s sociaux de ce licenciement arbitraire et raciste.

À l’heure où nous bouclons, la direction de la Cramif, face au développement de la mobilisation, cherche une porte de sortie dans ce conflit. Pour nous elle ne peut passer que par la réintégration de Jean-Marie.

Laurent et K. (AL Paris Nord-Est)

 
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