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Contre la loi « travail » : tout passe par la lutte

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Valls, Macron et El Khomri se rendent bien compte que le projet de loi attaquant le code du travail passe
très mal auprès de la jeunesse et des salarié-es. Mais même si le gouvernement commence à montrer
des signes de faiblesse, il va falloir un gros mouvement pour le faire plier et obtenir le retrait de ce projet
de loi. Après le temps de la pétition, voici venu le temps de la mobilisation et de la grève.

Le 9 mars, la ministre du Travail,
Myriam El Khomri, devait présenter
un projet de loi écrit pour donner plus
de libertés aux patrons et moins de
sécurité aux salarié-es
.

Grâce à cette
loi taillée sur mesure, les indemnités
perçues par les salarié-es abusivement
licencié-es seront plafonnées,
les entreprises pourront licencier
même si elles font des bénéfices (elles
devront juste prouver que leurs résultats
sont en baisse) et, cerise sur le
gâteau, le travail du dimanche pourra
être imposé par référendum quand les
syndicats l’auront refusé.


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Par ailleurs, les patrons auront la
possibilité d’allonger la durée maximale
du travail par jour et par
semaine et de proposer des accords
qui leur permettront de diminuer les
salaires ou d’augmenter le temps de
travail.

La mobilisation grandit

Face à la mobilisation soulevée par
ce texte antisocial, le gouvernement
a décalé la présentation du projet de
loi au 24 mars. Cette petite manoeuvre
politicienne avait trois buts :

  • endormir la colère des salarié.es, des lycéen.nes et des étudiant.es ;
  • faire croire qu’il était prêt à écouter et à modifier son projet ;
  • négocier avec les syndicats les plus dociles (il faut dire « responsables ») pour essayer de diviser.

Mais même si le gouvernement
accepte de jeter quelques miettes à
la CFDT, on ne se fait aucune illusion
sur le résultat de ces négociations.

Vu les déclarations de Valls, Macron
ou El Khomri, le projet de loi qui sera
présenté le 24 sera grosso modo le
même, avec les mêmes cadeaux aux
patrons et les mêmes saloperies
pour les salarié-es. La preuve c’est
que le Medef, le club des patrons,
défend activement le projet de loi.

C’est pour ça que nous étions
500.000 à descendre dans la rue le
9 mars
et c’est pour ça que nous
continuerons à nous bouger.

La peur a changé de camp

Le 17 mars, ce sont les facs et les
lycées qui appellent à se mobiliser.

Et, du 17 au 31, il y aura différentes
dates de mobilisation en fonction
des secteurs professionnels. Mais la prochaine date sur laquelle il faut
mettre le paquet, c’est le 31 mars,
journée de grève interprofessionnelle.

Ce qui fait peur au gouvernement,
c’est un gros mouvement comme en
2006 contre le CPE
,
avec la jeunesse
(lycées et facs) et les salarié-es dans
la rue. C’est pour cela qu’il essaie
d’éteindre les braises et c’est pour ça
qu’il compte sur l’état d’urgence pour
nous empêcher de nous exprimer.

La
condamnation des syndicalistes de
Goodyear à neuf mois de prison ferme
montre bien que le gouvernement
espère faire taire la contestation.

Faire grève pour gagner

Pour réussir à obtenir le retrait du
projet de loi El Khomri, il faut parler le
seul langage que le gouvernement
comprend : celui du rapport de force.

La seule solution c’est de montrer que
nous sommes capables de bloquer
l’économie par la grève. Nous devons
nous battre contre cette politique au
service des patrons. Pour le partage
des richesses et pour la baisse du
temps de travail, tout passe par la
lutte !


Photo : Mobilisation à Douai contre la loi El Khomri. cc AL Douai-Valenciennes.

 
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