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Contre le projet de loi Travail : Pourquoi il faut continuer

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Sentant monter une vague de colère, Valls a lâché quelques miettes. Mais les deux logiques centrales du projet de loi « travail » n’ont pas varié. La lutte et la mobilisation continuent. Un seul moyen de faire plier le gouvernement : la grève et le blocage de l’économie. #ToutPasseParLaLutte !

Le 14 mars, Manuel Valls a annoncé des aménagements dans la loi «  travail  » pour essayer de calmer la colère des salarié-es, des étudiant-es et des lycéen-nes. Cette petite manoeuvre politicienne du gouvernement a deux autres buts : 

  • faire croire qu’il est prêt à écouter et à modifier son projet ;
  • donner des raisons aux syndicats les plus dociles d’applaudir le projet de loi. Mais, malgré quelques concessions, les deux logiques centrales du projet de loi « travail » n’ont pas varié. C’est pourquoi la lutte pour le retrait total reste à l’ordre du jour.

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1. Une législation différente dans chaque entreprise

Le coeur du projet de loi, c’est d’inverser la hiérarchie des normes légales. Qu’est-ce que ça veut dire  ?

Aujourd’hui, il ne peut y avoir d’accord d’entreprise qui garantisse moins de droits que la convention collective de branche. Et une convention collective de branche ne peut être en deçà de ce que garantit le Code du travail.

Demain, avec la loi El Khomri, tout cela volerait en éclats. Des accords d’entreprises pourraient s’appliquer même s’ils sont inférieurs à la convention collective ou au Code du travail.

Manuel Valls conserve cette régression fondamentale dans le projet El Khomri.

2. Allonger le temps de travail = créer du chômage

Grâce à la loi El Khomri, plutôt que d’embaucher, le patronat pourrait faire trimer davantage celles et ceux qui ont déjà un boulot, en payant les heures sup’ beaucoup moins cher. Allonger le temps de travail ne peut donc qu’aggraver le chômage. Alors que la France comptait, en janvier 2016, près de 5,8 millions de chômeurs et précaires, c’est tout simplement criminel.

De plus, par simple accord d’entreprise, il sera possible d’augmenter le temps de travail temporairement, sans même payer d’heures sup’, pour répondre à une demande ponctuelle  ! Ne pas pouvoir prévoir son temps de travail est un gros problème pour toutes et tous les salariés... qui ont une vie en dehors du travail  : familiale, associative, politique, de loisirs...

Grèves et blocages

Les 17 et 24 mars, les facs et les lycées, rejoints par une partie des organisations syndicales, se mobilisent. Il faut poursuivre la mobilisation avec, en ligne de mire, la journée de grève interprofessionnelle du 31 mars.

Le but, ensuite, c’est de travailler à la généralisation et à la reconduction de la grève.

Car ce qui fait peur à l’Etat, c’est un gros mouvement comme en 2006 contre le CPE, avec la jeunesse et les salarié.es dans la rue.

Le gouvernement compte sur l’état d’urgence pour nous faire taire. La condamnation des syndicalistes de l’usine Goodyear d’Amiens à neuf mois de prison ferme est dans cette logique.

Pour obtenir le retrait du projet El Khomri et même regagner les acquis perdus ces dernières années, il faut parler le seul langage que le gouvernement comprend  : celui du rapport de forces.

Montrons que nous sommes capables de bloquer l’économie par la grève. Pour le partage des richesses et pour la baisse du temps de travail, tout passe par la lutte !


Photo : Photothèque rouge/JMB

 
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