antiracisme

Migrantes et migrants à la rue : Mais que fait la mairie de Paris ?

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Avec l’expulsion du lycée Jean-Quarré, la mairie et la préfecture de Paris ont montré une nouvelle fois leur hypocrisie sans nom face aux migrantes et aux migrants, samedi 24 octobre.

L’expulsion du lycée Jean-Quarré, où vivaient plus de 700 migrantes et migrants, s’est faite sous l’œil des médias et a consisté en une vaste opération de communication médiatique. Son but : faire croire que la mairie mène une politique humaniste de relogement et de protection des réfugié-es. Les promesses étaient là : relogement pour toutes et tous en Île de France pour une durée d’un mois, en vue de l’examen des situations individuelles.

Mais, une nouvelle fois, les promesse n’ont pas été tenues, et c’est plus d’une centaine de personnes qui ont été laissé-e-s sur le carreau vendredi matin, tandis que plusieurs dizaines de migrantes et migrants se trouvaient contraints de revenir à Paris tant leurs hébergements se sont avérés inadaptés (trop loin et isolés pour effectuer démarches administratives, etc.)

Et les migrantes et les migrants ne s’y sont pas trompés : le soir même, ils et elles se rassemblaient devant la mairie, et, au lendemain de l’expulsion, ils et elles sont venus nombreux à la manifestation parisienne de solidarité avec les réfugié-e-s.

Au terme de celle-ci, sans solution d’hébergement, ils et elles sont resté-e-s avec de nombreux soutiens pour protester contre le mépris dont les accable la mairie. La seule réponse a été l’intervention des flics, qui ont allègrement chargé les réfugié-es et les militantes et militants qui les accompagnaient. Le résultat : plusieurs blessé-e-s, des membres cassés... et toujours pas de solution d’hébergement.

Nous ne devons pas être dupes de l’enfumage médiatique ni des discours politiques tenus sur les habitants et habitantes du lycée Jean-Quarré : c’est toujours la même vieille soupe qui est resservie, allant de l’épouvantail de l’appel d’air aux mensonges les plus vils quant à la situation des personnes laissées à la rue et leurs soutiens.

Papiers et logements, ici et maintenant, pour toutes et tous !

Alternative libertaire, le 26 octobre 2015

Photo : Cuervo/AL Paris-Sud

 
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