Communiqué AL

Pour l’égalité, contre la loi Blanquer : l’éducation en grève !

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Le mardi 19 mars la journée de grève interprofessionnelle a été marquée par une très forte mobilisation dans le secteur de l’éducation. Un·e professeur·e des écoles sur deux était en grève ! Amplifions le mouvement et convergeons dans la rue le 30 mars !

Le 19 mars, les manifestations débordaient de banderoles et de cortèges d’établissements, témoignant d’un ancrage de la grève au plus près du terrain.

Surtout, des assemblées générales se sont réunies, et dans de nombreux endroits elles ont été représentatives, réunissant parfois des centaines de grévistes. À Rennes, Paris, Angers, Aubervilliers, Niort, Clermont-Ferrand, Gennevilliers, Lyon, Nanterre… des AG ont voté la grève reconductible dès la semaine prochaine.

À Nantes, les personnels de l’éducation ont ouvert la voie depuis le 11 mars lors d’une Assemblée générale historique regroupant 460 personnels dont 360 du premier degré !

Avec son premier article visant à museler les enseignant·es, la Loi Blanquer est une véritable « loi bâillon » qu’il faut absolument faire sauter. Elle mettrait en péril la dénonciation des conditions de travail dégradées par les syndicalistes de lutte, favoriserait l’omerta et l’autoritarisme déjà trop présent.

Parcoursup, les contre-réformes du lycée et du lycée professionnel ont en commun de faire reculer l’école de l’égalité. Les suppressions massives de postes entraînent la dégradation des conditions de travail des personnels et d’étude des élèves. Il y a toutes les raisons de rentrer dans la lutte !

Dans le climat social actuel, une grève forte dans l’éducation aurait toutes ses chances face à un gouvernement aux abois. Comme aux États-Unis où se succèdent les grèves victorieuses des enseignant·es, c’est clairement la grève reconductible qui permet de porter le rapport de force à son plus haut niveau. Pour cela il faut des assemblées générales partout ! Qu’elles soient représentatives des établissements et des écoles mobilisées, qu’elles s’appuient tant sur le travail revendicatif quotidien que sur la lutte d’ensemble contre la « loi bâillon » de Blanquer. Qu’elles se coordonnent entre elles, ville par ville et même au-delà.

Les militantes et militants d’AL de l’éducation, qu’ils et elles soient syndiqué·es à SUD, la CGT ou la FSU agissent en ce sens. C’est pour une école de l’égalité, pour une école émancipatrice que nous menons ce combat. Vive la grève !

Alternative libertaire, le 25 mars 2019

 
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