écologie

ZAD : Vers la lutte finale, le 27 février à Vigneux-de-Bretagne

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Samedi 27 février, les opposantes et les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, venus des quatre coins du pays, manifesterons là ou les travaux ne commencerons jamais ! La mobilisation s’annonce une nouvelle fois massive.

Alternative libertaire, signataire de l’appel à mobilisation, manifestera avec le Front anticapitaliste 44.. Rendez-vous est donné à 10h devant le Mc Do de Vigneux-de-Bretagne, ZI des 4 nations.

Une liste des différents bus et moyens de transport permettant de se rendre à la manifestation du 27 a été publiée sur le site il y a quelques jours, elle est toujours d’actualité.

N’hésitez pas à également consultéle site internet de la ZAD, avec toutes les infos pratiques sur le déroulement de la journée (manif, tracto-vélo, pic-nic, constructions...) mais aussi de la soirée festive !

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Appel à tenir un cortège anticapitaliste le 27 février pour la ZAD

La manifestation du 27 février contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes promet une nouvelle démonstration de force. Malgré la répression féroce, les décisions de justice d’expulsions et les déclarations va-t-en-guerre des pro-aéroports de tous poils, nous sommes nombreu-x-ses à sentir la victoire plus proche que jamais. La mobilisation ne cesse de croître, les études invalidant le projet se multiplient, les revers subis par les pro-aéroports aussi et les présidentielles approchent. Le vent a tourné et on le ressent jusque dans les médias.

Mais alors pourquoi un tel entêtement du pouvoir à défendre ce projet arriéré ? Par fierté ? Par lubie politique ?

Leur acharnement n’est pas vain. Si le projet est encore debout, c’est qu’il représente de véritables intérêts économiques ! Mais rien à voir avec nos intérêts à nous, ceux des travailleu-r-se-s et de la population locale. C’est un tout autre intérêt qui se cache derrière ce projet d’aéroport, c’est l’intérêt économique d’une poignée de puissants.

Les seuls bénéficiaires de ce projet, ce sont les actionnaires, banquiers et dirigeants de Vinci. Puisque c’est la multinationale du béton qui a emporté le marché sous la forme d’un Partenariat Privé Public, taillé sur mesure à son avantage. Vinci qui est censé construire l’aéroport et l’administrer pendant 55 ans avec marge bénéficiaire garantie si besoin par les collectivités locales !

Le piège du référendum

La proposition d’un référendum, ou plutôt consultation, risque d’être l’occasion pour les « citoyennistes » et autres politiciens de se faire un nouveau visage médiatique sur le dos de la lutte. C’est aussi une manière d’exclure la composante la plus radicale et politique de la lutte. Enterrer le leadership des paysans du COPAIN, épaulés par les zadistes, qui émergeait depuis la tracto-vélo (29/11/15) et la manif du pont de Cheviré (09/01/16). Alors que par notre lutte nous tenons en échec le pouvoir et une multinationale des plus puissantes, tout le dispositif parlementaire et médiatique va s’imposer pour trancher la question à notre place !

Le projet d’aéroport de NDDL ne répond pas aux besoins des populations mais aux désirs de profits des capitalistes.

Les capitalistes cherchent sans cesse à redéployer leurs capitaux pour assurer la reproduction de ces derniers. Peu importe les dégâts sociaux et écologiques occasionnés. Il y a quelques temps encore, le Club des Trente (qui regroupe de grands patrons bretons comme Pinault, Le Duff, Bolloré, Rouiller…) réaffirmait la nécessité de construire l’aéroport ! Tu m’étonnes !

Les politicien-e-s de droite comme de gauche ne font que servir les intérêts de ces capitalistes, en témoignent les cadeaux faits aux banques ou les dernières lois du PS qui servent le patronat au détriment des salariés. Mais cette fois, la résistance populaire est plus forte !

C’est parce qu’il s’agit donc d’un projet capitaliste, que nous appelons à la constitution d’un cortège anticapitaliste à la manifestation du 27 février. Un cortège dynamique, festif et populaire !

Rendez-vous est donné le 27 février à 10h devant le Mc Do de Vigneux-de-Bretagne, ZI des 4 nations, à Nantes.

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cc Non à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes

Deux procès, une annonce de référendum

Mardi 23 février, 3 agriculteurs de COPAIN 44 passaient en procès avec des accusations assez lourdes (agression des forces de l’ordre avec arme (tracteur) par destination. Ils sont accusés d’avoir forcé un barrage de gendarmes, sur le retour d’une action de blocage. Le délibéré aura lieu le 07 mars. Le procureur réclame respectivement pour chacuns des camarades, 6 mois de sursis et 6 mois de suspension de permis, 5 mois de sursis et 5 mois de suspension de permis et pour le dernier 4 mois de sursis et 4 mois de suspension de permis. Lavocate des gendarmes, demande en tout 5 000 euros d’amandes, les frais de fourrière et de gardiennage des tracteurs, retenus depuis le 11 janvier, pourraient s’y ajouter.

Le lendemain, c’était au tour des conducteurs de véhicules de l’opération escargot du 11 janvier sur le périph’ nantais. Les inculpé-e-s, dont des camarades et sympathisant-e-s d’AL, écopent toutes et tous de 200€ d’amendes avec sursis et 6 points en moins sur le permis de conduire. Le procureur avait quant à lui réclamé 1 000 euros d’amendes ! La crainte d’une lourde condamnation financière est donc évitée mais l’absence de relaxe confirme bien l’actuelle criminilisation de la contestation, même pour une simple opération escargot....

La manifestation de ce samedi sera d’autant plus importante qu’elle intervient également après l’annonce du "référendum" sur le projet proposé par Hollande. Si cette proposition traduit l’enlisement total du pouvoir face à la mobilisation et son incapacité à rétablir le rapport e force en sa faveur, elle n’en constitue pas moins un piège pour la lutte. Le pouvoir cherche sans aucun doute à diviser l’opposition et à exclure la frange la plus radicale de la lutte. Depuis la tracto-vélo vers la Cop21, la manif du pont de Cheviré (09/01/16) et les actions de blocages qui ont suivies, le leadership de la lutte est entre les mains paysans du COPAIN et des zadistes qui les épaulent. Proposer ce référendum (ou plutôt "consultation"...) est un bon moyen pour remettre la lutte aux mains des « citoyennistes » et autre partis soit-disant écologistes. C’est pour les politiciens l’occasion parfaite de se faire un nouveau visage médiatique sur le dos du mouvement. Au delà même du résultat, qui n’en sera pas moins crucial pour la lutte, un référendum serait un moyen de faire trancher la question, non par le rapport de force de la mobilisation, mais par le dispositif institutionnel et médiatique. Un bon moyen d’éviter une victoire franche de la lutte, qui aurait une portée symbolique et politique toute autre !

Benjamin (AL Nantes)

 
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