Entretien avec l’OASL

Brésil : « Dans l’imaginaire social, occuper la rue est devenu un moyen de faire de la politique »

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L’Organisation anarchiste socialisme libertaire (OASL) [1] a participé aux luttes de juin 2013 contre l’augmentation des transports à São Paulo et dans ses environs – Mogi das Cruzes, Marilia et Franca – qui ont entraîné un vaste mouvement social dans le pays. Les autres organisations liées à la Coordination anarchiste brésilienne (CAB) ont de même, dans d’autres États, contribué luttes. Début juillet, deux militants de l’OASL, Pablo Pamplona et Thiago Calixto, ont répondu aux questions de notre camarade sud-africain Jonathan Bane (Zabalaza Anarchist Communist Front).

Jonathan Bane : Comment les mobilisations ont-elles démarré ? Comment et par qui sont-elles organisées ?

Pablo Pamplona et Thiago Calixto : Les semaines précédentes, il y a eu plusieurs luttes significatives, comme la grève enseignante de l’État de São Paulo, qui a réuni des milliers de personnes en manifs, mais qui est restée sous le contrôle d’un syndicat proche du pouvoir. Une autre lutte importante est celle de l’université estadual paulista (UNESP) qui est en grève depuis plus de deux mois, avec des occupations et des barrages routiers à Marilia, sur des revendications larges comme le titre de séjour étudiant, l’égalité par rapport aux autres universités publiques, pour une politique de quotas sociaux et raciaux, et contre la sélection au mérite à l’entrée de l’université. Les militantes et les militants de l’OASL ont aidé à construire ces luttes.

Et puis on voit d’autres luttes significatives au niveau communautaire, syndical, agricole et étudiant, qui ont aidé à faire partir la mobilisation populaire. Notamment, sur le bidonville du Moinho, l’action des gens expulsés de leurs maison à cause de la spéculation immobilière et de la préparation des méga-événements [2]. Ces mouvements ont certainement aidé à entraîner la population dans les rues.

La lutte contre l’augmentation du titre de transport est organisée, depuis 2006, par le Mouvement Pass libre (MPL). Ce mouvement, avec lequel l’OASL a une grande affinité, garde un caractère autonome et combatif. Il construit ses luttes dans l’indépendance, et privilégie une participation horizontale et généralisée. Ils n’utilisent pas de sono, les discours sont toujours prononcés sous forme de « bouffon » (quelqu’un crie les informations et les personnes autour répètent ses mots pour que le plus de gens possible puissent entendre), et ils essaient d’éviter les manifs passives. Cette forme de mobilisation, caractéristique des luttes contre l’inflation, a séduit la population, qui, à notre avis, en a marre des mobilisations de la gauche traditionnelle, sous forme de podiums et de discours usés. La désobéissance civile, l’action directe et le travail à la base ont été des pratiques caractéristiques du mouvement. En même temps, dans les manifs, le rejet des partis a été, en grande partie, instrumentalisé par les conservateurs et les nationalistes, voire par l’extrême droite, et a fini par englober la gauche dans son ensemble, donc y compris les mouvements sociaux et syndicaux. Cela ne peut que nous préoccuper. Les grands médias ont contribué à cette avancée des forces conservatrices et à l’affaiblissement de la revendication sur les transports.

Jonathan Bane : Les protestations contre l’augmentation des tarifs sont assez habituelles au Brésil. Pourquoi est-ce que ce qui se passe à São Paulo est différent ?

Pablo Pamplona et Thiago Calixto : À la fin de la dernière mobilisation contre l’augmentation du transport, en 2011, le MPL a voulu élargir en lançant la campagne Tarifa Zero. La question du transport public a été posée de manière plus politique, en lien avec la gestion des ressources publiques, du droit de la ville. Le MPL a défendu un vrai service public de transports, qui devrait être, au même titre que la santé et l’éducation, garanti et indexé sur les revenus : ceux qui ont beaucoup paient plus, ce qui ont moins paient moins, ceux qui n’ont rien ne paient pas. Cette campagne du MPL a, durant deux ans, favorisé une discussion politique interne et un travail extérieur dans les écoles et les collectivités, qui semble avoir été très positif. Pour nous, cela a contribué à former des militantes et des militants capables de construire une mobilisation à la fois plus large et plus radicale. Mais personne n’avait imaginé que la qu’elle prendrait une telle ampleur, et échapperait en grande partie, à ses initiateurs.

Un autre facteur qui a pu être important, c’est que depuis huit ans et pour la première fois dans les luttes sur les transports à São Paulo, nous avons un préfet issu du parti des travailleurs (PT, le parti de gauche au pouvoir depuis 2003). Du coup, la lutte a aussi attiré les conservateurs et la droite, pour affaiblir le préfet et, par ricochet, le gouvernement fédéral.

Le rôle de la presse a été fondamental. Au début, elle était contre le mouvement. Mais à mesure qu’il s’amplifiait et subissait une répression qui a également touché les journalistes, la presse a changé de position. Elle encourage néanmoins le civisme, le pacifisme, le patriotisme, et criminalise tout ce qui est plus radical. Les réseaux sociaux [3], qui ont permis de diffuser largement des images et des vidéos des manifs, ont sans doute beaucoup compté aussi.

Jonathan Bane : Dites m’en plus sur le rôle des réseaux sociaux.

Pablo Pamplona et Thiago Calixto : Rien n’aurait été possible sans les années de construction du mouvement, ou sans la révolte contre la répression d’État. Cependant, les réseaux sociaux ont joué un rôle fondamental. Facebook est un outil important pour le MPL, et sa source de diffusion principale. La convocation aux manifs a été faite grâce aux événements Internet, et les notifications ont permis de donner des informations sur la lutte et principalement pour démentir les mensonges de la presse officielle. À la première manif, il y avait déjà 5 000 personnes, avec une couverture en direct du principal journal télévisé du pays. Idem pour les actions suivantes : les grands médias ont continué de parler de la lutte. Au début, les protestataires étaient traités de vandales, de jeunes voyous... Alors tout le pays s’est mis à parler des manifs. Sur les réseaux sociaux, on partageait des vidéos et infos qui contredisaient les versions officielles et la répression, plutôt que de faire peur, a incité à la révolte et. À São Paulo, le gouvernement a été dur, en envoyant des troupes de choc. Cependant, les sous l’influence des médias, de nombreux manifestants ont commencé à condamner tout acte de violence, et le « pacifisme » a pris de l’importance.

Pour nous, les faits récents confirment ce que les anarchistes défendent depuis toujours : il ne suffit pas que le peuple soit dans la rue, il faut qu’il prenne le pouvoir, par la base, avec son propre rythme et sa propre organisation (autogestion), et non par les moyens institutionnels mais par la construction d’organes participatifs et populaires. Pour ça, le travail de base est essentiel. S’il n’y a pas de préparation préalable, les discussions politiques restent abstraites et noyautées par des organisations extérieures. Dans le cas présent, par les grands capitalistes et par l’État.

Une grande partie des gens qui vont dans la rue n’ont pas participé aux discussions politiques. Du coup, ils ont spontanément reproduit ce qui est promu par l’idéologie dominante. La lutte s’est mis à charrier des thèmes portés par la droite, comme la « fierté d’être brésilien », la baisse des impôts et l’arrêt de l’impunité.

Les réseaux sociaux ne suffisent pas, et ne remplacent en aucune façon l’organisation populaire et un travail de longue haleine à la base. La gauche devra s’en souvenir. Cependant, les réseaux sociaux ont amené beaucoup de gens qui s’informent par ce biais.

Jonathan Bane : Au-delà des transports, quelles sont question sociales qui sont évoquées ?

Pablo Pamplona et Thiago Calixto : Le MPL affirme que payer pour les transports c’est du vol, puisque c’est un service public qui devrait être gratuit. La question de la mobilité urbaine est pour le MPL liée à d’autres droits essentiels, comme la santé, l’éducation ou la culture. Pour le MPL, le droit de circuler n’est pas que le droit de se rendre au travail. Le droit à utiliser tout ce que la ville peut offrir est une revendication centrale et profonde, ainsi que la décriminalisation des mouvements sociaux, qui devrait gagner en force avec l’arrivée de la coupe du monde de foot.

Cependant, nous avons peur qu’une lutte pour tout se termine par la conquête de rien. Nous revendiquons donc en priorité la baisse des tarifs. Quand ce sera gagné, la lutte pourra avancer vers l’étape suivante, et grâce à des victoires de court et moyen terme, le mouvement pourrait se renforcer. C’est un point de vue partagé par toute la gauche.

D’autres revendications peuvent toutefois se greffer sur celle de baisse des tarifs. Certaines sont portées par la gauche, comme la gratuité ou la fin de la répression des mouvements sociaux, la lutte pour les droits etc. D’autres émanent de la droite la plus conservatrice, ou d’une partie des gens qui sont dans la rue. L’immensité des manifs peut donner à croire que le Brésil est en train de changer, et il y a alors une envie d’exiger tout ce qui passe par la tête. Pour notre courant militant, qui cherche à construire des luttes populaires autonomes et combatives, il faut pousser la lutte à rester dans sa continuité.

Jonathan Bane : Quel est le profil des manifestantes et des manifestants ?

Pablo Pamplona et Thiago Calixto : Les forces se composent plus ou moins ainsi : 1) un secteur autonome et combatif, lié au MPL, qui est fort et a initié la lutte ; 2) un secteur plus traditionnel de la gauche, avec des partis et mouvements qui ont participé de manière significative dès le début des manifs ; 3) une majorité de gens qui n’avaient jamais manifesté, assez marqués par l’idéologie dominante, et dont le rejet des partis se traduit par un rejet global de toute la gauche ; 4) un secteur, sans doute minoritaire, qui réunit l’extrême droite stipendiée par les capitalistes et les grands propriétaires terriens. Ce qu’on ne discerne pas encore vraiment, c’est dans quelle mesure les nouvelles et nouveaux manifestants vont adhérer à une lutte de classe combative et autonome des partis politiques et de l’État.

En terme de classes sociales, on a surtout des gens passés par l’Enseignement supérieur. Il y a aussi des travailleuses et des travailleurs issus des banlieues populaires, en majorité extérieurs à la gauche organisée. En périphérie des villes, il y a eu des mobilisations plus indépendantes et autonomes, populaires et portant des revendications plus à gauche qu’en ville. Peut-être qu’il faut chercher un second souffle, pour ceux qui cherchent à construire une alternative fondée sur le pouvoir populaire.

En termes numériques, il y a eu plus d’un million de personnes mobilisées dans tout le pays (0,5 % de la population). À São Paulo, nous sommes parvenus à des centaines de milliers en quelques jours.

Jonathan Bane : De façon générale, comment la population a-t-elle réagi à la répression et aux accusations de vandalisme ?

Pablo Pamplona et Thiago Calixto : Les réactions n’ont pas été monolithiques. Aux premières manifs, certains taxaient les manifestantes et les manifestants de vandalisme. D’autres disaient que les manifs étaient pacifistes et dénonçaient la violence d’État. Cependant, à cause de la manipulation des médias et du manque de préparation de la gauche pour répondre aux accusations, un grand nombre assimilent aujourd’hui toute action radicale à du vandalisme. Cela a tendance à diviser les manifestants entre violents et pacifistes.

Dans certains cas, le gouvernement essaie de mettre la violence sur le compte des anarchistes, comme dans l’État de Rio Grande do Sul avec la perquisition du siège de la Federação Anarquista Gaúcha (FAG). On a voulu rendre la FAG responsables non seulement des actes de vandalisme, mais aussi d’avoir aidé les initiatives de la droite. C’est absurde.

La violence est propagée quotidiennement par le système. Elle est quotidienne, à cause de la précarité du réseau de transports. La violence, c’est de mourir dans une file d’attente à l’hôpital public ; c’est l’éducation qui est donnée dans les écoles publiques ; c’est l’exploitation au travail. Il faut que cela soit clair. Le capitalisme est un système ancré dans la violence. Nous sommes violentés tous les jours. Et quand le peuple proteste, se mobilise, il est à nouveau violenté par l’État. La violence des manifs est une réponse à cette situation.

Les dernières manifs à São Paulo ont été le théâtre de violences causées par l’extrême droite, qui a poussé des inconscients contre les partis, les mouvements sociaux et la gauche organisée, avec des discours et des attitudes fascistes. Beaucoup de « partisans de la non-violence » ont approuvé cela, et les médias l’ont passé sous silence.

Jonathan Bane : Et dans les autres villes, quelles sont les caractéristiques des manifs ?

Pablo Pamplona et Thiago Calixto : Nous avons l’impression qu’il y a moins de conservateurs qu’ici. La ressemblance est surtout dans l’ampleur de la mobilisation. Le MPL existe au niveau fédéral, dans certaines villes et États où la mobilisation s’est développée. Il a participé à des fronts de lutte contre l’augmentation des tarifs, et cela a contribué à construire cette gauche indépendante et combative. Les victoires sur les tarifs à São Paulo, à Porto Alegre et à Rio de Janeiro – sans parler des autres régions – ont contribué à l’amplification de la mobilisation.

Jonathan Bane : Le Brésil accueille actuellement la Coupe des confédérations. L’année prochaine il accueillira la coupe du monde et, en 2016 les Jeux olympiques auront lieu à Rio. Quel est l’impact social de ces mégas événements ?

Pablo Pamplona et Thiago Calixto : Dans les médias, la présidente Dilma Rousseff a affirmé à la fois que le Brésil mérite une grande coupe du monde, qu’elle soutient les manifs pacifistes, et qu’elle sera intransigeante avec les émeutes. De nouvelles lois contre le « terrorisme » surgissent. C’est évident que l’impact de ces événements est contraire aux intérêts du peuple. Politiquement, cela renforce le pouvoir et ses figures, son union avec les grandes entreprises et les spéculateurs.

Après la confirmation de ces événements, le nettoyage social a gagné du terrain. Les promoteurs ont fait des bénéfices comme jamais du fait de la spéculation, et ils financent des partis libéraux. Plusieurs favelas ont subi des incendies criminels, avec l’objectif limpide de nettoyer la ville pour les touristes. À São Paulo, les toxicomanes ont subi des internements policiers. À Rio, il y a un processus que les flics et les médias appellent « pacification » : c’est l’argument pour installer la police dans les favelas et pour « nettoyer » et assassiner.

Les médias, avec la bourgeoisie et les militaires, utilisent également les méga-événements pour propager le nationalisme, qui avait reculé depuis la fin de la dictature militaire.

Jonathan Bane : Quel est le lien entre les mobilisations actuelles et ces méga-événements ?

Pablo Pamplona et Thiago Calixto : Le mouvement social est parti des tarifs de transports, mais quand d’autres revendications sont sorties, la question de la coupe de foot est devenue centrale. Les gens ont mis en cause l’investissement public dans ces méga-événements, alors qu’il faudrait investir dans l’éducation, la santé, les transports, etc. Ça a sans doute contribué aux manifs. Depuis le début, le MPL a soutenu le mouvement Copa para quem ? (« La Coupe pour qui ? »), qui pose ces question. Il été rejoint en cela par le Mouvement des travailleurs sans toit (MTST), qui pointe les conséquences du Mondial sur l’habitat et la spéculation immobilière.

Jonathan Bane : La révolte en Turquie a elle une influence ? Et le Printemps arabe ?

Pablo Pamplona et Thiago Calixto : Ces révoltes nous donnent le sentiment que des choses sont possibles. Voir d’autres peuples se lever ne peut qu’inviter les travailleuses et les travailleurs à descendre eux aussi dans la rue pour revendiquer des droits. Cela nous rappelle toute ce que nous avons encore à gagner. Mais, en 2011, lors du dernier mouvement contre l’augmentation des tarifs, il y avait déjà ces peuples qui se battaient et on n’avait pas mobilisé comme c’est le cas aujourd’hui. Il peut y avoir une influence inconsciente ou symbolique, surtout pour les militantes et les militants, mais sans doute moins pour les gens qui sortent dans la rue.

Jonathan Bane : Qu’est-ce qu’on peut faire, de l’étranger, pour soutenir votre lutte ?

Pablo Pamplona et Thiago Calixto : Parler de ces manifs et montrer sa solidarité, en manifestant dans son pays. Divulguer et propager est toujours utile. L’autre chose importante, c’est de soutenir la lutte contre la répression que les anarchistes subissent partout dans le pays, notamment la FAG, et les autres luttes en cours comme celle de l’UNESP, et, au-delà, les autres mouvements populaires brésiliens.

Jonathan Bane : Vous voulez ajouter quelque chose ?

Pablo Pamplona et Thiago Calixto : Nous voulons rappeler l’importance d’un travail de terrain continu et organisé. L’image de centaines de personnes occupant spontanément les rues rend optimiste sur la possibilité de mobilisations concrètes en-dehors des urnes. Dans l’imaginaire social, occuper la rue est devenu un moyen de faire de la politique. Cependant, il ne faut pas tordre la réalité, et croire que c’est l’unique moyen de faire de la politique. La droite essaie de construire l’idée que toute organisation politique est intrinsèquement opportuniste et corrompue, et que le travail à la base est inutile, puisque, comme le chantent les manifestantes et les manifestants, « le peuple s’est réveillé » (quand s’était-il endormi ?).

La rue est un outil fondamental pour que la lutte devienne publique, mais ce n’est pas là que s’y font les débats et la formation politique. C’est dans la lutte quotidienne, dans les mouvements sociaux, étudiants, syndicaux, communautaires, que le peuple construit le pouvoir nécessaire pour la conquête de son émancipation.

Ce que nous voyons aujourd’hui c’est que si, d’un côté, la gauche a le potentiel pour mobiliser, plusieurs de ses modes d’actions sont obsolètes. C’est nécessaire, selon nous, d’encourager le travail à la base et d’adopter une stratégie qui permette ce projet émancipateur. Selon nous, il faut être dans les mobilisations, dans les mouvements populaires, pour stimuler la lutte des classes, la combativité, l’indépendance, la participation directe ; en somme, pour construire le pouvoir populaire. Nous ne devons pas abandonner la lutte symbolique.

Un point crucial : ce potentiel de mobilisation doit être converti en une force sociale qui contribue au projet d’une autre société ; et cela ne passe pas par les voies institutionnelles ou par des accords avec les capitalistes. Le peuple a besoin d’une alternative qui lui soit propre. S’il n’y a pas d’organisation populaire, les luttes continueront à enregistrer des défaites.

En tant qu’anarchistes, nous pensons que cette organisation sera mieux préparée si elle est construite du bas vers le haut, avec une base forte et capable de luttes victorieuses. Nous vivons un moment historique, d’un revirement dans l’état de mobilisation de la population. Nous avons une avance quantitative immense pour la lutte, et si nous voulons avancer, nous devons nous focaliser sur le travail de terrain grâce auquel nous pourrons, dans la lutte quotidienne, apprendre de nos erreurs et de nos victoires.

Propos recueillis par Jonathan Bane (ZACF)

Traduction française par Auréline (Alternative libertaire Toulouse)

[2La coupe du monde de football de 2014.

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