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Edito : Jusqu’ici tout va bien

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C’est l’histoire d’un gouvernement qui s’effondre depuis 2012. Au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer « Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien... ». Mais l’important, ce n’est pas la chute. C’est l’atterrissage. Qui semble inéluctable à mesure qu’on se rapproche de 2017.

Ce gouvernement bat tous les records de promesses non tenues. Il expulse du territoire plus de personnes que sous Sarkozy. Il aligne plus de milliards d’aides pour le patronat que n’importe quel autre gouvernement français. Il récupère mot à mot le programme du Medef pour la destruction du droit du travail. Et en plus, il prétend encore gagner des élections grâce à la montée du Front national (censé prendre des voix à la droite), au point de lancer un pitoyable « référendum » sur l’unité de la gauche.

Quand on atteint un tel degré de soumission aux intérêts du Medef, on pourrait au moins avoir la décence de ne plus rien demander à gauche.

Mais quand on en arrive à assassiner un jeune écologiste à Sivens, à mutiler trois manifestants à Nantes ou à arrêter des grévistes d’Air France avec un déploiement policier digne de l’antiterrorisme, on se dit que le travail du FN est bien entamé.

Si l’on considère que la lutte antifasciste passe par l’émergence d’un espoir d’émancipation chez les opprimés, il faut avouer que le principal allié actuel du FN, c’est le gouvernement, qui s’évertue à tuer dans l’œuf toute lutte sociale.

Alternative libertaire, le 30 octobre 2015


Extrait du film de Mathieu Kassovitz, La Haine (1995).

 
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