Hopitaux : une inter-urgences pour coordonner la grève !

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Près de 200 délégué·es venu·es de services d’urgences hospitalières de toute la France, étaient réuni-es ce samedi 25 mai à la Bourse du travail de Paris pour coordonner le mouvement en cours. Une mobilisation nationale est prévue le 6 juin.

Plus de deux mois désormais que le mouvement a commencé ! Et il continue de s’étendre petit à petit. Débuté le 18 mars à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, il a gagné dans un premier temps près de la totalité des 25 services de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Et la grève progresse encore et touche aujourd’hui 65 services d’urgences dans l’ensemble du pays !

Bien sûr, c’est une grève particulière dans la mesure où la plupart des soignant·es sont réquisitionné·es pour assurer les soins. Mais les raisons de la colère sont là et les soignant·es à bout sur le terrain. Les conditions de travail deviennent intenables et les salarié·es trinquent, tout comme les patient·es. C’est une mobilisation importante qui doit donc chercher à gagner davantage en visibilité et à obtenir un soutien large de la population si elle veut gêner réellement le gouvernement.

Plus de moyens et de meilleurs salaires

La mobilisation des soignant·es a d’ores et déjà permis de petites avancées localement, des CDIsations de CDD par-ci, de nouveaux poste par-là... C’est évidemment loin d’être suffisant tant les moyens sont en deçà des besoins, et les recrutements difficiles dans certaines régions.

Trois revendications se distinguent et rassemblent l’ensemble des grévistes : l’ouverture de lits d’hospitalisation supplémentaires pour faire face à l’augmentation de 5 à 10 % par an des patient·es, l’augmentation de 300 euros des salaires des soignant·es et la création massive des postes nécessaires.

Une structure intéressante pour coordonner la lutte

Le collectif inter-urgences s’est monté d’abord avec des grévistes de l’AP-HP, soutenu-es dans leur démarche par SUD-Santé-Sociaux AP-HP. Il a franchi un nouveau cap ce samedi 25 mai en réunissant près de 200 délégué·es venu·es de toute la France. Lors de cette première réunion inter-urgences, une motion a été adoptée (voir ci-dessous) avec un appel à une journée de grève le 6 juin accompagnée d’une manif nationale devant le ministère de la Santé. Mais le collectif inter-urgences a également décidé de se constituer en association nationale de manière à pouvoir officiellement négocier avec le gouvernement. Même si celui-ci ne veut pour le moment rien entendre.

C’est quand il y a de vraies luttes à la base que leur coordination devient indispensable. C’est ainsi que se créent les solidarités sur le terrain, au plus près des problèmes rencontrés par les travailleuses et les travailleurs de la santé, mais aussi par les patient·es. Le rapport de force se joue dans cette coordination des luttes, de la manière la plus démocratique et respectueuse des grévistes. Pour ainsi donner des perspectives de victoires à l’amoncellement des colères.

Lire la motion décidée en assemblée générale :

 
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