Orléans : La lutte en fête

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La première édition de la Fête des résistances et des alternatives s’est déroulée le dimanche 3 juillet dernier à Semoy, en agglomération d’Orléans. Avec plus de 300 participants et participantes, c’est un premier succès qui appelle des suites.

Près d’une trentaine d’organisations étaient parties prenantes de la Fête des résistances et des alternatives : elles a réuni des associations (BDS, Cimade, Planning familial, RESF, Sortir du nucléaire…), des organisations politiques (AL, PC, PG, NPA…) et le syndicat Solidaires qui a été une des chevilles ouvrières de cet événement. Les camarades kurdes étaient également là en nombre. Six « ateliers » d’une heure (en fait des débats) étaient programmés sur la journée. Les militants et militantes d’AL ont notamment participé à celui de Solidaires intitulé « Loi travail : la lutte c’est classe » et en ont animé un sur le thème « Comment rompre avec le capitalisme ? » qui a rassemblé une cinquantaine de participants et participantes.

Un « Gro-débat » (concept d’éducation populaire) a eu lieu en fin de journée, après les ateliers et avant les concerts. Son organisation – qui reste sans doute à améliorer – était la suivante : les participants et participantes à la fête sont invité-e-s tout au long de la journée à indiquer un thème qu’ils et elles souhaitent voir aborder ; des ateliers se réunissent ensuite sur les thèmes retenus par une équipe dédiée, et ce sur la base des demandes recueillies ; un ou une rapporteur-e fait ensuite le compte-rendu des ateliers devant l’assistance… mais sans échanges ultérieurs, ce qui a pu être un peu frustrant.

Bien sûr, c’était aussi une fête et il n’y avait donc pas que des débats : on pouvait se balader et échanger de stands en stands, écouter des concerts, participer à des jeux, des happenings – BDS avait mis en place un faux check point), assister à des interventions théâtrales – le groupe de théâtre révolutionnaire Table rase jouait Karl Marx, le retour d’Howard Zinn et RESF et les jeunes étrangers et étrangères isolé-e-s avaient également préparé une pièce.

Depuis près de deux ans, Alternative libertaire a activement contribué à ce qu’un tel événement unitaire voit le jour. Au départ, nous pensions pouvoir ressusciter les Contre-fêtes johanniques qui, dans les années 1990 et 2000, avaient peu ou prou rempli la même fonction tout en étant une contestation populaire des fêtes de Jeanne d’Arc organisées par la mairie avec le concours de l’armée et de l’évêché (en 2016, l’invité d’honneur en était Macron, c’est dire…). Ce projet ne faisait pas l’unanimité parmi les organisations potentiellement intéressées qui préféraient ne pas apparaître trop en « contre » un autre événement. La formule retenue et éprouvée cette année semble elle convenir à tout le monde.

Convergence et solidarités

Quoi qu’il en soit, c’est clairement une initiative porteuse de convergences et de solidarités, ce qui est loin d’être négligeable dans la période d’offensive capitaliste, de montée du racisme et de répression étatique que nous traversons. De plus, lors des échanges durant la fête, l’idée de rééditer l’événement l’an prochain s’est imposée, certains évoquant même des actions et/ou manifestations intermédiaires, peut-être plus « de rue ». Une réunion est déjà programmée pour cela en septembre.

En ce qui nous concerne, c’est donc très encourageant… L’enjeu est désormais de transformer des convergences et solidarités en luttes et résistances bien concrètes, qui matérialiseraient un front social et politique convaincu de la nécessité d’agir ensemble.

Alternative libertaire Orléans


Appel pour une Fête des résistances et des alternatives

Le monde dans lequel nous vivons marche sur la tête... ou plutôt ce sont ceux qui le dirigent qui marchent sur les nôtres, de têtes ! De plus en plus inégal, de plus en plus replié sur lui-même, il annonce un futur bien sombre dans lequel nous ne nous reconnaissons pas. Racismes, exclusions, précarité, pauvreté, discriminations en tout genre, catastrophes écologiques : ce n’est pas ce que nous voulons !

Nous sommes des citoyennes et des citoyens, des militantes et des militants, engagé-e-s sur le terrain des résistances, des alternatives, des luttes sociales. Nous ne voulons pas nous résigner des injustices du système capitaliste. Nous ne voulons pas nous résigner à la domination de ceux qui profitent de la crise ni aux avancées de ceux qui prospèrent sur la désespérance sociale. Nous ne voulons pas que continuent le saccage de la planète et la frénésie productiviste.

Ce que nous voulons c’est nous retrouver pour partager nos espoirs, échanger sur nos combats, dessiner ensemble des alternatives. Pour cela nous proposons d’organiser un évènement fédérateur, festif et convivial, une fête des résistances et des alternatives.

L’appel est lancé, son avenir sera fait de ce que nous construirons ensemble !

 
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