Quatre ans après, que reste-t-il de l’Argentinazo ?

Dossier Argentine : Index des sigles

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Cet article fait partie d’un dossier intitulé « que reste-t-il de l’Argentinazo ? », qui comprend également les articles suivants :


Auca : Signifie « rebelle » en indien mapuche. Organisation communiste libertaire de La Plata. Publie le périodique Offensiva libertaria.

CCC : Corriente Clasista y Combativa. Tendance sociale et syndicale qui constitue le « front de masse » du PCR (un parti maoïste). Également doté d’une branche piquetera.

CGT : Confederación General del Trabajo. Centrale syndicale hégémonique dans le pays. Fondée en 1935, elle est devenue péroniste en 1946, et a joué pendant plusieurs décennies le rôle d’un rouage de l’État, d’encadrement des travailleur(se)s. Elle en a en partie conservé le style bureaucratique et cogestionnaire. Actuellement elle est l’objet de violentes batailles d’appareil entre péronistes de gauche et de droite.

CTA : Central de los Trabajadores Argentinos. Centrale syndicale née en 1992 d’une scission de la CGT, et particulièrement implantée chez les enseignant(e)s et les travailleur(se)s de l’État. Dirigée par des péronistes de gauche, la CTA est en lien avec le MNER et un mouvement piquetero, la FTV.

FAU : Federación Anarquista Uruguaya. Fondée en 1956, c’est la principale organisation communiste libertaire d’Amérique latine, adhérente au réseau SIL. Son implantation sociale et sa longue expérience - y compris dans la clandestinité et la lutte armée contre la dictature entre 1973 et 1985 - lui confèrent un certain prestige, et une influence non négligeable auprès des anarchistes des pays voisins.

FPDS : Frente Popular Darío Santillán, du nom d’un piquetero assassiné par la police en 2003. Front large regroupant le MUP, ainsi que plusieurs MTD de tendance basiste.

MNER : Movimento Nacional de las Empresas Recuperadas. Fédère la majorité des entreprises récupérées, organise des formations à la gestion, fait du conseil juridique et du lobbying auprès de l’État pour obtenir la légalisation des entreprises.

MTD : Movimientos de Trabajadores Desocupados. Également appelés mouvements piqueteros ou organisations piqueteras. L’expression « travailleur(se)s sans emploi » est employé délibérément pour rappeler que les chômeur(se)s ne sont pas une catégorie « à part » mais bel et bien une fraction constitutive de la classe ouvrière.

MUP : Movimento de Unidad Popular. Organisation de lutte surtout présente à La Plata, et regroupant des piqueteros, des étudiant(e)s ainsi que de petit(e)s paysan(ne)s. Les militant(e)s d’Auca y jouent un rôle moteur.

OSL : Organización Socialista Libertaria. Organisation communiste libertaire du Grand Buenos Aires. Publie le périodique En la Calle.

Piqueteros  : Militant(e)s des MTD. Leurs actions prennent souvent la forme de coupage de routes au moyen de piquetes (barrages).

PJ : Parti justicialiste. Fondé en 1945 par Juan Perón, c’est un parti politique central en Argentine.

SIL : Solidarité internationale libertaire. Réseau d’entraide rouge et noir international qui regroupe une vingtaine d’organisations dont, en France, Alternative libertaire, et en Argentine, Auca et l’OSL.

Simeca : Sindicato Independiente de Mensajeros y Cadetes. Né en 2000, organise les coursiers à moto ou mobylette. L’OSL y est active.

 
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