Clash Novembre

Le 16 novembre, toujours contre la sélection !




Le lundi 30 octobre le Premier ministre et les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont présenté leur « plan étudiant ». Sans surprise, il met en place la sélection à l’entrée de la fac.

Plan Vidal : toujours la sélection, toujours non !

Le gouvernement Macron s’en prend directement à nous : avec la sélection, le bac ne suffira plus pour rentrer à l’université ! C’est pourtant un droit de la jeunesse scolarisée acquis depuis 1968, le perdre serait un énorme recul social. Le gouvernement prétend avoir remplacé les « pré-requis » par des « attendus », mais la logique de sélection est toujours là ! Alors que ce plan est présenté comme étant favorable à l’avenir des futur.e.s étudiant.e.s, c’est en fait encore une fois, une sélection drastique qui sera mise en place, hiérarchisant les diplômes, les écoles, les étudiant.e.s. L’entrée dans les études supérieures sera, entre autre, contrôlée via la mise en place « d’attendus », c’est à dire de critères, comme les notes, les activités extra-scolaires, que les ly céen.nes devront atteindre pour entrer dans la filière de leur choix. Le gouvernement affirme que les lycéen.ne.s auront de toute façon le dernier mot pour choisir la filière de leur choix, sauf … si la filière est « sous tension ». Or avec des amphis déjà surchargés lors de cette rentrée, on voit bien que la majorité des filières pourront dire qu’elles n’ont plus de place et refuser des lycéen.ne.s qui ont eu le bac. Ou comment organiser la sélection en sabotant les moyens donnés à l’université.


Le communiqué du secrétariat jeunesse sur le plan Vidal

A lire dans le mensuel Alternative libertaire
d’octobre 2017 :
« Universités : Sélection, la ligne rouge à ne pas franchir »


Étudier c’est un droit, pas un privilège

Et le plan Vidal accentue la sélection en Master 1 car il permet que la Licence se fasse en 4 ans, certaines vaudront moins que d’autres ! Le gouvernement annonce une hausse du budget de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, or cette hausse ne compense même pas toutes les coupes budgétaires de ces dernières années ! Il faudrait trois fois plus que ce que propose le gouvernement pour accueillir les 200 000 nouveaux et nouvelles étudiant.es qui vont arriver en plus à la fac. La casse de l’université, comme celle du code du travail, découle d’une même logique. Elle nécessite une même réponse, celle de la rue et de la grève. Etudiant-e-s et lycéen.nes, mobilisons nous massivement le 16 novembre et après aux cotés des travailleurs et des travailleuses contre la politique du gouvernement Macron !

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